AccueilEconomieCMR s’offre un nouvel axe de croissance avec son capteur Niris

CMR s’offre un nouvel axe de croissance avec son capteur Niris

CMR, le groupe de systèmes de câblage, harnais et capteurs intelligents, lancera fin 2022 un capteur de mesure de la qualité du gaz, conçu par son pôle R&D marseillais. Il déploie ses solutions d’efficience énergétique mondialement.
CMR Group a été l’une des premières sociétés à positionner son siège sur le technopôle de Château-Gombert à Marseille.
J.-C. Barla - CMR Group a été l’une des premières sociétés à positionner son siège sur le technopôle de Château-Gombert à Marseille.

Economie Publié le ,

Il s’appelle « Niris » et fait l’objet actuellement de tests au sein du laboratoire de l’université d’Etat du Colorado, aux Etats-Unis. L’innovation est née à Marseille, au sein du siège de CMR Group, sur le technopôle Château-Gombert, où le pôle recherche et développement réunit une dizaine de personnes. Ce capteur intelligent mesure en temps réel la qualité du gaz circulant à l’intérieur d’une canalisation afin d’en détecter précisément la part d’hydrogène et d’améliorer l’efficience des machines à combustion à gaz.

A l’heure où la fourniture de gaz en Europe est l’un des effets collatéraux de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, un tel dispositif peut très vite trouver ses clients puisqu’il vise les entreprises qui fabriquent ou exploitent des instruments industriels en s’appuyant sur des turbines à gaz, des brûleurs ou des moteurs à combustion interne qui pourront être adaptés en conséquence. « La commercialisation à grande échelle débutera fin 2022. Nous projetons d’en vendre une centaine en 2023 à l’international », indique Yves Barraquand, PDG du groupe fondé en 1959 et devenu, avec un millier de collaborateurs, l’une des rares ETI régionales, grâce à ses capteurs de contrôle et supervision et ses systèmes d’automation et de câblage pour des moteurs exposés à des conditions extrêmes dans l’industrie, la marine, l’énergie…

« 95 % de notre activité se réalise à l’international », ajoute-t-il, comptant des références mondiales pour clients : Siemens, Naval Group, TotalEnergies, EDF, CAT, Baudouin, Daihatsu, MAN, Wärtsila, Zenith, Liebherr… L’acquisition fin 2021 de Procaly, en région lyonnaise, conforte ses expertises dans les secteurs du rail et de la défense, cette dernière (130 personnes) ayant fait ses preuves depuis plus de 30 ans dans le câblage électrique dans des environnements très contraints.

Réduire la facture et la dépendance énergétique

« 70 % de notre chiffre d’affaires 2021 de 73 millions d’euros vient de la production de harnais pour moteurs de forte puissance, 15 % des capteurs et 15 % du monde de la marine et des énergies renouvelables. L’année 2020 nous a contraint, en raison de la pandémie, à freiner certaines activités car nos clients ralentissaient eux-mêmes leur production, mais en 2021, nous avons rattrapé les marchés décalés et bénéficié de la forte reprise internationale », explique le dirigeant, en soulignant le caractère très pointu des fabrications. « Nos systèmes et harnais, en petites séries, sont très peu automatisables, même les meilleurs robots ne pourraient pas les réaliser. Nous avons donc besoin d’une main d’œuvre très qualifiée. Ils sont produits sur nos usines en Tunisie, Chine et Inde. Quant à nos capteurs, ils sont fabriqués en Tunisie et en Chine, à l’exception de ceux voués au nucléaire, exclusivement produits à Marseille. Niris sera industrialisé en France en partenariat avec une société du Sud-Ouest, compte tenu de sa forte valeur technologique. »

Outre les espoirs fondés sur Niris, CMR Group mise sur une accélération des commandes dans les énergies renouvelables. Sa filiale Costronic vient d’être retenue par le fabricant de turbines hydrauliques autrichien Gugler pour étudier, fournir, monter et mettre en service le lot électrique et contrôle-commande de la nouvelle centrale hydroélectrique du Glarey en Suisse, à Bex.

Pour réduire la facture énergétique de ses clients, CMR Group leur propose d’adopter ses solutions solaires ou hybrides. Son offre, baptisée Hylios, facilite l’hybridation de groupes diesel avec de la production solaire. Elle a même été déclinée sous forme de mini-centrale en conteneur pour électrifier des zones rurales ou isolées. Ces installations solaires et hybrides sont particulièrement adaptées aux attentes de pays d’Afrique, d’Asie du Sud-Est ou d’Amérique du Sud. « Les enjeux de transition énergétique liée au changement climatique sont perceptibles partout », assure Yves Barraquand, attentif également, côté français, aux nouvelles initiatives en faveur du nucléaire.

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