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CIRA aide l’industrie à se transformer

Spécialisée dans l’instrumentation de grandes unités industrielles pour leur garantir un fonctionnement optimal, l’entreprise de Vitrolles intervient sur plusieurs contrats exigeants.
CIRA aide l’industrie à se transformer
J.-C. Barla - Jean-Patrick Ogna, directeur général de CIRA, appuie les industriels dans la réduction de leur consommation énergétique.

Economie Publié le ,

CIRA fait partie de ces sous-traitants industriels invisibles, mobilisés sur des multitudes de chantiers en France et à l’international, dont le savoir-faire technique est absolument indispensable aux usines de grands donneurs d’ordres et à leurs partenaires de premier rang. Née en 1985 et implantée à Vitrolles, l’entreprise intervient dans les métiers de l’instrumentation (réglage, essais, démarrage, expertise et supervision de travaux), un domaine qui assure le fonctionnement optimal d’une unité dans la chimie, la pétrochimie, l’énergie, la sidérurgie, la papèterie… chaque fois qu’il implique des interactions physico-chimiques. Elle s’assure de la fiabilité des mesures, de la configuration des automates, de la juste régulation des systèmes au démarrage, des corrections et sécurisations nécessaires…

« 70 % de notre activité vient de grands arrêts d’installations, aux côtés d’acteurs de groupes comme Snef, Vinci, Spie, Eiffage… 30 % s’opèrent en direct avec l’industriel, en préparation et supervision, par exemple pour Total, KemOne, LyondellBasell, PetroIneos, Air Liquide… Nous intervenons en travaux neufs et maintenance. Nous sommes généralement les premiers à arriver sur un chantier et les derniers à en partir », explique Jean-Patrick Ogna, le directeur général, qui chapeaute, en pointe, un réseau d’une cinquantaine de techniciens, des permanents et d’autres mobilisés pour des missions spécifiques.

En équivalent temps plein, l’effectif atteint 35 collaborateurs. « Nous ne vendons pas de matériels, uniquement des prestations, insiste-t-il. Sur nos activités en direct, on nous sollicite pour notre capacité à être force de proposition en amélioration des procédés. Nous sentons aujourd’hui une forte attente sur la réduction des consommations énergétiques et les impacts environnementaux. Nous travaillons sur du "loop tuning", des boucles de régulation, qui permettent de s’assurer que lorsque des vannes, des compresseurs… sont bien réglés, le site diminue sa consommation énergétique. »

Croître dans la sérénité

Depuis 2015, Jean-Patrick Ogna s’appuie sur un chargé d’affaires, Alain Bacardit, l’un des pivots de l’organisation de la société et des relations avec les clients. « Dans nos métiers, il y a la technique, mais aussi l’humain. On n’imagine pas le savoir-être que nos métiers imposent sur les chantiers. Nous sommes constamment en recherche de compétences et d’expériences différentes.  » S’il admet un manque de visibilité persistant sur les projets à venir – « la reprise est molle depuis le début 2021 », dit-il – le dirigeant espère maintenir la croissance continue enregistrée ces cinq à six dernières années.

L’ensemble des activités représente un chiffre d’affaires de 3,7 millions d’euros. « Nous sommes la dernière société en France qui ne fait que de l’instrumentation, depuis le rachat de notre concurrent. Les autres l’intègrent dans une offre plus généraliste. » De quoi voir l’avenir avec confiance. « Pour 2022, nous espérons atteindre 4 millions d’euros. Les modernisations que nous avons conduites sur nos outils et la digitalisation nous donnent désormais un socle solide pour grandir sereinement. »

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