AccueilEconomieCimenterie Lafarge saccagée : les réparations vont coûter cher

Cimenterie Lafarge saccagée : les réparations vont coûter cher

Saccagée par des activistes écologiques l’usine Lafarge de Bouc-Bel-Air a repris en partie son activité. Les dégradations sont en cours d'estimation. Les réparations devraient coûter cher.
Les activistes écologiques avant leur entrée au sein de l'usine Lafarge.
D. R. - Les activistes écologiques avant leur entrée au sein de l'usine Lafarge.

Economie Publié le ,

Les activistes écologiques qui se sont introduits le week-end dernier dans lusine Lafarge de Bouc-Bel-Airont causé d'importants dommages. Mais deuis mardi l'usine a repris, en grande partie, son activité , avec la mobilisation des salariés. Les expéditions et livraisons des clients sont assurées. Le broyeur a été remis en activité également hier. Quant au redémarrage du four, Lafarge parle de la fin de semaine.

De nombreuses dégradations

Les dégradations vont coûter cher à réparer. Selon certaines sources, elles pourraient monter à quelques millions d’euros. L'estimation exacte est en train d'être chiffrée et Lafarge ne peut pas encore communiquer dessus.

Dégradations des installations en utilisant les extincteurs. (Photo D. R.)
Sur les photos que le groupuscule a diffusées on peut voir des activistes écologiques habillés de combinaisons blanches, portant des cagoules et des gants, afin de ne pas laisser de traces. Ils cassent à la hache des réseaux, incendient d'imposants véhicules de chantier, aspergent de liquide anti-incendie des installations électriques ou encore crèvent des sacs de ciment.

L'action pas vraiment revendiquée

Combien de temps sont restés les activistes sur le site de La Malle pour faire autant de dégats ? Les enquêteurs de la brigade anti-terroriste mènent l’enquête. Si le groupe d’activistes pour le climat n’a pas revendiqué son identité, l'AFP (Agence France-Presse) a reçu un appel d'une personne revendiquant sa participation aux dégradations. Ce dernier a assuré à l’AFP que l’action avait été menée par « des personnes qui se sont organisées et viennent d’un peu partout ». Sur certains sites internet en lien avec la mouvance autonome, anti-capitaliste ou les activistes écologiques, un communiqué a été publié. A par une signature par mail "actionlafarge1012@riseup.net", aucun nom de groupe. Le texte publié présente ainsi l'action : « Dans une ambiance déterminée et joyeuse, l’infrastructure de l’usine du cimentier pollueur a été attaquée par tous les moyens ». Selon différentes sources, entre 100 et 200 activistes pour le climat ont pénétré dans l’enceinte de l’usine en fin de journée. Sur les photos, on peut voir un groupe important. Les activistes auraient sectionné un grillage pour pénétrer au sein de l'usine de la Malle. Aprés avoir réalisé leur opération en mode commando, ils ont pu ensuite quitter les lieux et disparaître dans la nature sans être inquiétés.

Des tags ont été faits au sein de l'usine Lafarge. (Photo D. R.à

Bouc-Bel-Air : les activistes écologiques saccagent une usine Lafarge « bas carbone »

"L’activisme violent n'est pas une réponse"

Cet acte commis a a été condamné par Christophe Béchu, le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, et par Roland Lescure, ministre délégué chargé de l’Industrie. « L’activisme violent, qu’il s’attaque aux biens ou aux personnes, n’est jamais la bonne réponse aux défis que rencontre une société » affirment-ils. Et les représentants du Gouvernement de souligner : « le site qui a été attaqué est un site en transition. Il avait fait l’objet, à la demande des services de l’Etat, d’investissements récents et importants du groupe Lafarge-Holcim pour y installer une nouvelle installation de filtrage de ses fumées, opération saluée par les riverains et les élus locaux ».

Les entrepreneurs en première ligne

Les représentants du mouvement patronal provençal ont fermement condamné ces actes. « Nous sommes tous solidaires et unis face à cet acte intolérable qui relève du terrorisme et non de l’écologie. L’écologie, c’est une chance pour tous, c’est un mouvement positif ; alors qu’ici, nous ne voyons que sectarisme, violence et destruction » déclare Philippe Korcia, le président de l’UPE 13. Et le patron des patrons des Bouches-du-Rhône de mettre en avant que « les entrepreneurs sont en première ligne ».

« C’était d’ailleurs le cas de l’usine Lafarge de La Malle qui avait investi plusieurs millions d’euros pour optimiser la décarbonation de son activité… avant de se faire attaquer lâchement » ajoute Philippe Korcia.

L’Etat doit garantir la sécurité des sites industriels

Attaque à la masse. (Photo D. R.)

De son côté Jean-Michel Diaz, président du Groupement maritime industriel de Fos et sa région juge cette attaque de l’usine « complètement irresponsables ». « À l’heure où les industriels sont plus que jamais engagés sur les logiques de décarbonation, et investissent massivement sur la transition énergétique, nous sommes convaincus qu’il faut accompagner ces transitions en dialoguant dans un climat apaisé avec toutes les parties prenantes ». Il en appelle à « l’État pour que les graves comportements de certains soient sévèrement punis et ne viennent plus mettre en péril la santé des personnes, la sécurité des sites industriels, ainsi que la protection de l’environnement ».

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