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Christian Cortambert, président de Cap au Nord entreprendre : « La priorité, c'est l'action »

le - - Economie

Christian Cortambert, président de Cap au Nord entreprendre : « La priorité, c'est l'action »
S. Payrau - Christian Cortamber, réélu pour trois ans à la tête de Cap au Nord entreprendre.

Christian Cortambert vient d'être réélu à la présidence de Cap au Nord entreprendre. A la veille de ce deuxième mandat de trois ans à la tête de l'association des acteurs économique de Marseille Nord, il détaille sa feuille de route.

LNP : Quelles seront les priorités de votre nouveau mandat ?
Christian Cortambert : La priorité, c'est l'action. On est sorti du discours et il faut continuer à être actif pour le territoire. Cela va se décliner sur la mobilité car sur notre secteur, tout le monde sait que c'est essentiel. Et aujourd'hui, on va aussi se pencher sur le cadre de vie. On a autour de nous Euroméditerranée, qui bénéficie de budgets, de subventions et d'une image redorée, et on aimerait être irrigué. On a rencontré Hugues Parant, le directeur général de l'établissement public d'aménagement, on est lié par une convention à Euroméditerranée et on fait le maximum pour que nous aussi, on profite des investissements et de l'amélioration de l'environnement, du cadre de cette zone géographique.

En matière de mobilité, quelles seront vos prochaines initiatives ?
Avec ce qui s'est passé suite au Covid-19, on voit bien qu'il y a une vraie volonté de se déplacer autrement. Donc nous travaillons effectivement sur des expérimentations. Aujourd'hui, on commence ainsi à faire du « vélo en commun ». On encourage les gens à se regrouper pour faire route ensemble, pour davantage de sécurité mais aussi pour qu'ils se motivent les uns les autres à franchir le pas, qu'il y ait une émulation.
Notre idée, c'est d'expérimenter, comme on l'a déjà fait par le passé. On a mis en place des micro-navettes, aujourd'hui on est en train d'en mettre en service une deuxième et une troisième, mais ce n'est pas notre fonction première. Notre vocation, c'est d'expérimenter, de montrer que ça marche durablement, de prouver que ça fonctionne financièrement. Et après, on aimerait bien que les collectivités reprennent le flambeau derrière car normalement, ce n'est pas notre job.

Un autre sujet qui vous tient particulièrement à cœur, c'est l'intégration professionnelle des jeunes que vous qualifiez de « richesse de ce territoire ». Avez-vous programmé de futures actions en la matière ?
Nous avons répondu à l'appel à projets « Grandir », lancé par le gouvernement, et nous sommes avec l'Avarap* l'interlocuteur des entreprises du territoire Nord sur ce projet. L'ambition, c'est de convaincre les entreprises qu'il faut faire confiance aux jeunes et qu'elles ne peuvent plus être dans l'attente. Si elles ne décident pas de prendre à leur compte une partie de l'action, elles vont toujours attendre que la jeunesse vienne chez elles. Il faut qu'elles mouillent le maillot. Donc avec « Grandir », on cherche à les impliquer dès le départ. D'ailleurs quand on a répondu à l'appel à projets, on a eu des engagements d'entreprises signés indiquant qu'elles collaboreraient avec nous, dès l'origine des projets, pour réfléchir à comment aujourd'hui faire de l'insertion, de l'inclusion de jeunes digne de ce nom. C'est-à-dire travailler au montage du programme, à la sélection des jeunes, à leur origine : c'est vraiment plus complet que d'attendre dans leurs bureaux que les jeunes soient prêts à travailler avec elles.

Le Covid-19 a bousculé les habitudes de travail. Quelles sont les idées que vous voulez porter dans la construction du « monde d'après » ?
Je pense qu'on a vraiment une opportunité rêvée pour retravailler le Code du travail. Aujourd'hui, il est à mon avis lourd et obsolète, et on s'est aperçu à travers ce traitement du Covid-19 qu'il faut savoir faire des horaires décalés et peut-être mixer le télétravail avec le travail posté. Il faut également réfléchir à la manière de faire de la mobilité partagée entre ces gens qui télétravaillent et qui n'ont peut-être plus besoin d'une voiture de fonction tous les jours. Tout ça, c'est à remettre à plat. Et il faut aussi que ce soit par la réglementation, qu'elle permette de mixer, d'imaginer d'autres solutions. Il faut en profiter.

* L'Avarap est une association reconnue d'utilité publique qui accompagne les cadres en recherche d'emploi ou en activité dans la construction d'un nouveau projet professionnel.




Serge Payrau
Journaliste

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