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Capital investissement : 6 milliards d'euros pour sauver les entreprises

Pierre Grand-Dufay, représentant de France Invest pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et président du fonds Tertium, détaille les ambitions de cette enveloppe en faveur de la croissance des PME et ETI.
Capital investissement : 6 milliards d'euros pour sauver les entreprises
D.R. - Pierre Grand-Dufay, représentant de France Invest en Paca.

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L'industrie du capital investissement sous l'impulsion de France Invest - qui regroupe les fonds d'investissement actifs en France - vient à son tour au chevet de l'économie. La structure nationale entend ainsi lever d'ici à début octobre un fonds de 6 Mds€ - abondé essentiellement par les assureurs, l'Etat et les fonds d'investissement - pour être investis en quasi fonds propres dans plus de 2 000 PME et ETI en deux ans.

D'ici quelques semaines, France Invest va lancer un appel d'offres auquel pourront répondre les fonds régionaux. Ils seront ensuite chargés de distribuer les sommes récoltées. « La région est bien dotée en la matière. Elle compte plusieurs fonds à l'instar de Tertium* particulièrement dynamique », détaille Pierre Grand-Dufay, représentant de France Invest pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et président du fonds Tertium. Et de préciser : « On peut imaginer que le montant attribué en Paca tournera autour de 8 % du montant total disponible. » Les participations seront minoritaires et essentiellement en obligations convertibles. Les dirigeants auront toujours le moyen de rembourser et ils ne concèderont donc pas de capital.

A titre d'indication, fin 2019, 8 000 entreprises en France sont accompagnées par un acteur du capital développement. « En 2019, 131 entreprises ont été accompagnées en Paca pour un montant de 480 millions d'euros, ce qui représente 4 % du montant total investi en France (12 milliards d'euros) et 7 % du nombre des entreprises accompagnées (1873) », ajoute Pierre Grand-Dufay.

Dette

Ces 6 milliards d'euros vont notamment permettre de financer le redémarrage de l'économie (stocks, besoins en fonds de roulement, investissements) et les transitions énergétiques et digitales devenues indispensables. « Les entreprises n'ont pas d'urgence en matière de trésorerie. Dès le début de la crise, l'Etat a eu une réaction immédiate avec des mesures de grande ampleur. Mais le rythme de versement des prêts garantis par l'Etat et les prêts sans marge octroyés par les banques ont encouragé l'édification d'un mur de dettes qui devrait atteindre pour les entreprises françaises 2 000 milliards d'euros. » En 2021, pour celles qui auront réussi à traverser cette première étape.

« Le capital développement apparaît comme la solution pour renforcer les fonds propres, sans créer de dette. C'est dans la tempête que leur rôle devient encore plus important car les entreprises accompagnées par des fonds professionnels sont plus solides financièrement, plus agiles pour se réinventer, mieux organisées en termes de gouvernance et plus ouvertes aux opportunités. Il faut augmenter le volume de capital développement global », explique Pierre Grand-Dufay.

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