AccueilImmobilierTour La Marseillaise : bureaux avec vue imprenable

diaporama Tour La Marseillaise : bureaux avec vue imprenable

Plus petite de 12 mètres que sa voisine qui n'abrite, elle, que la seule compagnie CMA-CGM, la tour La Marseillaise de 135 m et 31 étages signée Jean Nouvel, accueille pour sa part 9 grandes entreprises et institutions en 3000 postes de travail avec vue sur la mer et la ville ! Visite guidée par l'auteur.
Tour La Marseillaise : bureaux avec vue imprenable
J. P. Pierrat - La tour La Marseillaise a été inaugurée officiellement le 25 octobre dernier en présence de son architecte, Jean Nouvel.

Immobilier Publié le ,

Autant de l'extérieur, la tour La Marseillaise est décrite par son auteur, Jean Nouvel, l'architecte français le plus renommé au monde, comme un objet contextuel ancré au cœur de Marseille, autant à l'intérieur, elle se veut « un cadre de vie agréable », souligne le starchitecte tout de noir vêtu comme à son habitude. « On passe souvent plus de temps sur son lieu de travail que chez soi, travailler, c'est donc habiter ! Aussi les espaces de travail doivent-ils être comme ceux de vie, très différents les uns des autres et le plus agréable possible », explique celui qui, à 77 ans, n'en est pas à son premier IGH* de bureaux à travers la planète - tours Dentsu à Tokyo, Agbar à Barcelone, à Doha, Sydney…-, mais qui signe là cependant, grâce à l'audace de son maître d'ouvrage et promoteur, le groupe Constructa du Marseillais Marc Pietri, sa première dans l'Hexagone en attendant les tours Duo et Hekla actuellement en construction dans la capitale et à la Défense.

Des plateaux libres

« Tout autour de la terre, les tours de bureaux se ressemblent trop », regrette à ce propos le maître d'œuvre. A l'inverse, reconnaissable entre toutes, sa Marseillaise, avec les trente nuances de bleu blanc rouge de son exo-structure de brise-soleil et d'allèges en Befup (béton fibré à ultra-haute performance), ce qui lui donne son aspect d'esquisse inachevée voulue par son créateur, et avec ses jardins méditerranéens suspendus, ne s'inscrit pas dans ce registre.

Idem à l'intérieur où grâce au choix d'un noyau central en béton brut et d'une structure mixte acier-béton pour construire l'édifice, l'architecte a dégagé pour les bureaux des plateaux libres en open space « que l'on peut aménager à sa guise, exactement comme quand vous emménagez dans votre nouvel appartement et que vous souhaitez pouvoir décider de la disposition des meubles, des lits et du canapé… », détaille le père du Louvre d'Abou Dhabi ou encore de la Philharmonie de Paris pour ne citer que deux de ses plus prestigieuses dernières réalisations en date.

Lancer le diaporama10 photos

Ainsi chacun des neuf locataires** de ce nouveau fleuron architectural phocéen a-t-il pu disposer de ses locaux et les aménager comme il l'entendait. A l'étage de la Snef, par exemple, l'un d'eux, le plateau se partage ainsi entre postes de travail en open space et salles plus closes mais néanmoins transparentes.

Transparence et ciel mouvant

D'un plateau à l'autre, et d'un étage à l'autre, ce qui ne change pas, en revanche, c'est la vue panoramique offerte ! Cette transparence voulue pour la Marseillaise qui totalise 16 000 m2 de surface vitrée en façade « permet de contempler la ville comme si vous étiez sur votre balcon », a très simplement expliqué le Pritzker Prize (l'équivalent du Nobel en architecture) 2008.

Dans le même esprit, l'architecte a, en faisant visiter son ouvrage, pointé du doigt le faux plafond « qui est devenu un vrai, a-t-il détaillé, et qui se prolonge à l'extérieur comme une sorte d'extension entre intérieur et extérieur ». De même au niveau du sol, l'artiste a-t-il solidement posé son ouvrage sur une grande colonnade de béton, sorte de péristyle qui donne le rythme de l'ensemble et au-dessus duquel, il a glissé, à 12 m de haut, un ciel « artificiel » composé d'une multitude de petites barres bleues verticales qui se prolonge jusque dans le hall d'entrée et qui, surtout, bouge avec le vent comme un mobile d'enfant…

* Immeuble de grande hauteur
** Métropole Aix-Marseille Provence (900 agents), Haribo (cent salariés environ), Sodexo, Orange (300 personnes), Cepac, SwissLife, Constructa, SNEF et WTC Marseille Provence (qui occupera l'espace prestigieux deux derniers étages accessibles, le 31e et dernier étant un étage uniquement technique)

Notre reportage complet est à lire dans le numéro 1225 des Nouvelles Publications (parution le 9/11/2018). Cliquez ici pour plus d'informations sur nos offres d'abonnement.

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?