AccueilImmobilierBouches-du-Rhône : les loyers restent stables… pour le moment

Bouches-du-Rhône : les loyers restent stables… pour le moment

L'Observatoire départemental des loyers du parc privé (ODL 13) et la Fnaim 13 ont présenté jeudi 10 mars l'évolution des loyers en 2020 dans les Bouches-du-Rhône.
Bouches-du-Rhône : les loyers restent stables… pour le moment
A. Zilbermann - Entre mars et mai 2020, l'ODL 13 (Observatoire départemental des loyers du parc privé) n'a pas noté de hausse notable d'impayés.

Immobilier Publié le ,

Depuis 2006, grâce aux statistiques de l'Observatoire départemental des loyers, animé par l'Agence départementale d'information sur le logement des Bouches-du-Rhône (Adil 13), la Fnaim 13 communique chaque année l'état des loyers sur le parc privé locatif du département.

L'analyse

En 2020, il résulte qu'il existe toujours des disparités importantes au sein du territoire, avec un loyer départemental médian de l'ordre de 12,5 €/m2. La fracture est/ouest perdure, avec une fourchette allant de 9 €/m2, à Tarascon à 17 €/m2 à Cassis.

A Marseille, l'écart reste net entre le quartier de Malpassé à 10,2 €/m2 et celui des Camoins, où le mètre carré se loue à 15,4 €. Même constat du côté d'Aix-en-Provence, où en raison de la forte présence d'étudiants, le marché centre et couronne urbaine est plus élevé qu'en périphérie.

L'ODL 13 constate par ailleurs que l'intermédiation locative (IML) reste un dispositif sous-utilisé. L'IML consiste pour un bailleur « à louer son logement à des personnes en difficultés en leur proposant un loyer abordable ». En contrepartie, il bénéficie d'une déduction fiscale de 85 % de ses revenus locatifs. Un levier intéressant sur un territoire comme celui des Bouches-du-Rhône, où la relocation reste parfois compliquée, notamment dans le centre-ville marseillais.

Quid de la crise sanitaire ?

Entre mars et mai 2020, l'ODL 13 n'a pas noté de hausse notable d'impayés. Toutefois, à moyen et long terme, une inquiétude demeure « quant à la capacité des locataires à payer leur loyer, compte tenu de la diminution des ressources consécutives à des pertes d'emploi à venir ».

Il apparait également que l'intérêt pour des biens avec extérieur a augmenté, ce qui pourrait induire une augmentation des loyers pour ce type de locations.

La Fnaim 13 alerte sur le décret de décence

Pour conclure, la Fnaim 13 a tenu à rappeler la modification du décret de décence, applicable dès 2023 : il va exiger de chaque location une consommation énergétique inférieure ou égale à 450 kwh/m2. Si les nouvelles contraintes ne sont pas respectées, le locataire pourra saisir le tribunal et imposer au propriétaire les travaux nécessaires, une réduction de loyer, voire des dommages et intérêts.

La Fnaim 13 engage donc l'ensemble des propriétaires à contrôler leur parc locatif dès maintenant et à réaliser des travaux si nécessaires, dans le but d'éviter un embouteillage de demandes auprès des artisans l'an prochain (pour toute information à ce sujet, contacter Allo Rénov'Energie). Il existerait entre 20 à 25 000 logements à rénover dans le département.

Pour livrer cette étude, la Fnaim rappelle que 128 de ses agences ont participé à l'enquête, ce qui représente les statistiques de 44 243 logements.

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?