AccueilEconomieBoucherie Charles & fils : une institution dans les Alpilles

Boucherie Charles & fils : une institution dans les Alpilles

A Maussane-les-Alpilles, Stéphane Charles et sa femme Nathalie travaillent au sein de la boucherie familiale. L’entreprise, qui fabrique également des saucissons, se développe bien. Et vient de recruter deux ouvriers.
Boucherie Charles & fils : une institution dans les Alpilles
D.R. - Depuis plus de 40 ans, Charles & fils propose de la boucherie traditionnelle.

Economie Publié le ,

La boucherie Charles & fils est une institution à Maussane-les-Alpilles. Elle a ouvert ses portes au cœur du village en 1979. « Mes parents - Serge et Annie Charles - étaient à la tête de ce commerce. Je suis né en 1977, autant vous dire que j’ai toujours été dans ce lieu », résume Stéphane Charles qui a pris le relais avec sa femme Nathalie.

La famille Charles, à ses débuts, propose de la boucherie traditionnelle. Avec notamment de l’agneau de Maussane et du bœuf élevé à Villard-de-Lans (Isère), sur les terres du grand-père de Stéphane. Quand ce dernier rejoint la famille pour travailler dans la boucherie, une activité de traiteur est mise en place. « Nous avons décidé de l’arrêter car cela devenait de plus en plus compliqué à gérer. Heureusement pour nous car six mois après, la covid faisait son apparition. »

La fabrication de saucissons, un pari gagnant

A l’inverse, une autre activité se développe et se renforce. Il s’agit de la fabrication de saucissons.

« Lorsqu’une famille du coin a décidé d’arrêter la fabrication de saucissons, nous avons décidé de reprendre cette activité. Notre lieu de fabrication, qui vient de s’agrandir, est situé dans la zone de la Capelette à Maussane-les-Alpilles. »

Le succès est au rendez-vous avec L’Estrangié (chorizo maison), L’Arougant (saucisson sec), Le Mistral (saucisson d’Arles pur bœuf) et Le Manadier (saucisson sec de taureau). « Nous fournissons les commerces et les bouchers locaux. Et nous refusons 150 à 200 kg par semaine », précise Stéphane Charles.

Pour lui, pas de doute, « l’usine est beaucoup plus facile à gérer que la partie traiteur » avec des horaires extensibles. « Depuis la covid, les mentalités ont changé. Les cuisiniers d’aujourd’hui ne veulent plus entendre parler du travail tard le soir et tous les week-ends. » Il estime également « que les redoublements scolaires n’ont pas été beaucoup prononcés compte tenu de la période hors norme de la covid et que du coup, peu d’élèves sont allés en CAP (Certificat d'aptitude professionnelle) ». Conséquence, malgré le soutien et les conseils de la Chambre de métiers et de l’artisanat de région Provence-Alpes-Côte d’Azur (CMAR Paca), il n’a pas réussi à trouver deux apprentis mais il vient de procéder à deux embauches d’ouvriers.

Retrouvez chaque semaine nos portraits d'artisans de la région, réalisés en partenariat avec la Chambre de métiers et de l'artisanat de région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
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