AccueilEconomieBouc-Bel-Air : les activistes écologiques saccagent une usine Lafarge « bas carbone »

Bouc-Bel-Air : les activistes écologiques saccagent une usine Lafarge « bas carbone »

Les militants écologistes qui ont vandalisé samedi soir l’usine de production de béton Lafarge, à Bouc-Bel-Air voulaient dénoncer la pollution. Ils se sont attaqués à un site pilote « bas carbone ».
Les manifestants ont envahi l'usine Lafarge de Bouc-Bel-Air samedi 10 décembre vers 19 h.
D. R. - Les manifestants ont envahi l'usine Lafarge de Bouc-Bel-Air samedi 10 décembre vers 19 h.

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L’usine Lafarge de Bouc-Bel-Airsaccagée ce week-end par des militants écologistes était un « site industriel bas carbone » assure le cimentier dans un communiqué. Samedi 10 décembre au soir, vêtus de combinaisons blanches intégrales, entre 100 et 200 manifestants pour le climat se sont introduits dans l’usine de la Malle, quiproduit du ciment.

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Engins de chantier brûlés

Certains militants ont saccagé une partie du site industriel rapporte le cimentier, filiale du groupe Holcim. Des engins de chantier ont été brûlés et des câbles coupés au marteau ou à la hache. Des sacs de ciment ont également été vandalisés. Dans un communiqué le groupe écologiste activiste explique son geste pour dénoncer la «pollution atmosphérique »de l’usine.

Une vidéo publiée sur twitter

« Les fours qui ont été ciblés, longtemps alimentés par des déchets industriels et des pneus, sont aujourd’hui le symbole du greenwashing. La pollution atmosphérique est considérable et a été maintes fois dénoncée. » Et ces derniers de condamner « les cheminées (qui) crachent toujours leur venin».

« Nous ne voulons pas d’éco-capitalisme colonial, d’économie de guerre ou d’une transition écologique cynique et manipulatrice. Voilà pourquoi nous avons attaqué Lafarge-Holcim aujourd’hui », avancent comme justification les activistes.

Ils avertissent le cimentier : « Lafarge et ses complices n’entendent rien à la colère des générations qu’ils laissent sans avenir dans un monde ravagé par leurs méfaits. Leurs engins, silos et malaxeuses sont des armes qui nous tuent. Ils ne cesseront pas sans qu’on ne les y force. Nous allons donc continuer à démanteler ces infrastructures du désastre nous-même. »

Un site industriel pilote selon Lafarge

« L’usine de la Malle est une des usines françaises les plus avancées dans la production des ciments bas carbone. Elle a fait l’objet ces derniers mois d’investissements conséquents pour sa décarbonation et celle de sa production », souligne François Petry, le directeur général de Lafarge.

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L'usine existe depuis le début des années soixante. Elle a été régulièrement modernisée. Ces deux dernières années 10 millions d’euros ont été investit pour l’amélioration de l’empreinte environnementale des installations. En mars dernier Lafarge avait organisé une visite presse afin d'expliquer que 6, 25 millions avaient également été investis pouir la transition écologique, dont 5 millions pour changer le filtre à manche. Lafarge prévoit aussi d'investir 7 millions pour développer des liants moins carbonés, dans la production du béton.

Le directeur général de Lafarge rappelle qu'elle est « ancrée dans le territoire ». « Elle emploie directement et indirectement plusieurs centaines de personnes et a su démontrer sa capacité à répondre aux enjeux et aux préoccupations locales » ajoute ce dernier. « L’ensemble des salariés est aujourd’hui choqué par la violence de cet acte de vandalisme qui porte atteinte à leur outil de travail et à la sécurité des opérations » dénonce François Petry.

Enquête ouverte par le parquet d'Aix-en-Provence

Une enquête a été ouverte par le parquet d’Aix-en-Provence. La gendarmerie de Bouc-Bel-Air a sécurisé le site et effectué les premières constations. L’enquête a été confiée à la brigade anti-terroriste au niveau national. Lafarge a bien entendu porté plainte et dénonce « une attaque violente et organisée sur un site pilote de l’industrie bas carbone en France ». Pour l'instant aucun activiste n'a été interpellé ni identifié.

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