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Bientôt une Energy Valley sur le pôle d’activités d’Aix-en-Provence ?

Une Energy Valley va-t-elle émerger sur le pôle d’activités d’Aix-en-Provence (PAAP) ? C’est en tout cas une des volontés de la Ville d’Aix qui espère bien mener ce projet à son terme.
Plusieurs projets pourraient voir le jour sur le pôle d’activités d’Aix-en-Provence, dont la création d'une Energy Valley.
M. Debette - Plusieurs projets pourraient voir le jour sur le pôle d’activités d’Aix-en-Provence, dont la création d'une Energy Valley.

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Publié le 12 janvier 2023, actualisé le 25 janvier 2023

Tous les voyants semblent au vert pour qu'une Energy Valley, pôle d’excellence dans le domaine des énergies renouvelables, puisse voir le jour sur le pôle d’activités d’Aix-en-Provence (PAAP), au cœur du site du Centre d’études et expérience en risques, environnement, mobilité et urbanisme (Cerema). La finalité de cette Energy Valley est de mobiliser les parties prenantes de l’innovation dans le domaine des énergies renouvelables, pour trouver les solutions permettant d’accompagner l’ensemble des acteurs du territoire - entreprises, administrations, agriculteurs, citoyens, associations- dans leur transition vers la sobriété énergétique et les énergies décarbonées.

« Ce qui intéresse particulièrement le pôle d’activités, c’est de dégager du foncier. Une fiche de situation a été transmise au Président, l’Etat étant propriétaire d’une quinzaine d’hectares, l’administration utilisatrice étant le Cerema. Si près de 3 000 fonctionnaires y travaillaient il y a une quinzaine d'année, ils sont moins de 300 aujourd'hui. D’où une perte de substance et de valeur ajoutée », a indiqué Jean-François Dubost, chef d’entreprise et adjoint délégué à l’économie pour la Ville d’Aix-en-Provence. Ajoutez à cela que l’école nationale des techniciens de l’Etat, située à l’arrière du Cerema, déménagera le 30 juin prochain.

« Depuis le printemps dernier, nous nous sommes attachés à négocier avec l’Etat la restitution d’une partie de ces terrains et de ces bâtiments au PAAP. La directrice générale du ministère des Finances en Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui est la patronne de la domanialité foncière de l’Etat pour notre région, nous a annoncé que l’Etat allait donner suite à nos souhaits. Neuf hectares vont être restitués, un beau poumon de respiration », se réjouit Jean-François Dubost.

De son côté, suite à la parution de notre article le 12 janvier 2023, la directrice régionale de la DRFIP Paca/13 a tenu à apporter une précision : « Une réflexion est effectivement en cours quant à l’optimisation des ressources qu’offre ce site domanial, y compris en matière d’accueil d’administrations ou d’opérateurs de l’État qui viendraient rejoindre le Cerema. Ce travail de réflexion permet ainsi, à chacun des acteurs concernés, d’exprimer sa vision et de présenter les projets envisageables pour ce site en tenant compte du caractère pérenne de la présence du Cerema. C’est dans ce cadre que le projet "Energy Valley" a été porté à sa connaissance. Ce projet n'est pas le seul présenté pour imaginer l’avenir de ce site et aucune décision n’est donc prise à ce stade ».

Jean-Claude Marcellet (PAAP) : « Davantage de surfaces foncières disponibles serait une bonne chose »

Garder les start-up quand elles arrivent à maturité

Ces neuf hectares accueilleront des entreprises liées à la transition environnementale et écologique afin de rester dans ce qui constitue l’ADN du Cerema. Le projet sera réfléchi en interconnexion avec le technopôle de l'environnement Arbois Méditerranée. « Il recèle une centaine de start-up orientées cleantech et greentech. Elles sont accueillies dans cette nurserie pour les cinq ou six premières années de leur vie. Mais après ? Lorsqu’elles arrivent à une maturité suffisante, il faut qu’elles envisagent la pré-industrialisation. Si nous ne voulons pas prendre le risque de les voir quitter le territoire, il faut leur proposer une proximité d’installations », explique l’adjoint aixois.

Le technopôle de l’Arbois, nid à solutions énergétiques des TPE/PME

En plus de ces neuf hectares, 40 000 m2 du Tourillon, situé à proximité du Petit Arbois, vont être privilégiés pour le développement de start-up à fort potentiel.

Autre projet dans les tuyaux, celui d’une vallée électronique est en cours de réflexion sur l’emprise foncière de l’aérodrome des Milles. L’objectif vise la souveraineté industrielle française, dans la télécommunication par exemple.

Les grands axes du projet

Dans un document de présentation du projet de l’Energy Valley, l’Agence d’urbanisme du pays d’Aix (Aupa) en précise les grands axes :

  1. Une complémentarité à construire avec le technopôle de l’Arbois.
  2. Accélérer la recherche et le développement avec l’objectif de créer un centre de R&D orienté solutions techniques et expérimentation.
  3. Répondre aux besoins de compétences spécifiques avec l’objectif de créer un centre de formation dédié aux métiers des énergies renouvelables (EnR).
  4. Proposer une plateforme de services et de financements dédiés à la transition énergétique. Ainsi qu’organiser le lobbying réglementaire et politique en cohérence avec la nouvelle loi relative à l’accélération de la production des énergies renouvelables.
  5. Améliorer les conditions d’expérimentation et de démonstration en créant un espace dédié.
  6. Renforcer les liens entre les grands groupes et les PME-ETI en croissance pour que ces dernières puissent bénéficier du soutien des grands groupes et des investisseurs pour réussir leur croissance.
  7. Relocaliser la production et accompagner l’industrialisation en proposant des espaces de pré-industrialisation aux entreprises intervenant dans les domaines de la sobriété énergétique et des énergies renouvelables pour fixer les talents et les entreprises sur le territoire du pays d’Aix.
  8. Le pôle d’activité d’Aix-en-Provence, une implantation stratégique.
  9. L’accessibilité et la mobilité.

Faire évoluer la gouvernance du technopôle

« Nous avons transmis au président de la République notre volonté de faire évoluer la gouvernance du technopôle qui est 100 % métropolitaine. Notre souhait est d’évoluer vers une structure juridique, plutôt société d’économie mixte (SEM), alliant les collectivités publiques - Métropole, Ville, Région -, des opérateurs financiers, des industriels français du secteur de l’énergie et/ou la transition environnementale, des acteurs financiers qui étudieraient le projet des opérateurs, etc. Participant à la gouvernance et à la gestion de ce technopôle, ils apporteraient des conseils aux start-up, ainsi que du capital développement », insiste Jean-François Dubost.

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