AccueilEconomieAvec 4Helix +, l'Europe et la CCIMP ne mènent pas l'innovation en bateau

Avec 4Helix +, l'Europe et la CCIMP ne mènent pas l'innovation en bateau

4Helix+, projet du programme européen Interreg Med, a permis de faire émerger six projets de produits et services appelés à terme à se déployer au-delà du seul territoire régional.
Avec 4Helix +, l'Europe et la CCIMP ne mènent pas l'innovation en bateau
J.-C. Barla - Les entrepreneurs et leurs accompagnateurs institutionnels étaient présents le 11 octobre pour présenter les projets.

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Les fonds européens ne s'usent que si l'on ne s'en sert pas… La CCI Marseille Provence a démontré l'intérêt d'explorer leurs conditions d'attribution puisqu'elle s'est impliquée avec Thecamp, See'Up et Make it Marseille sur le projet 4Helix +. Lancé dans le cadre du programme européen Interreg Med, il est destiné à initier de nouvelles solutions pour l'économie bleue en Méditerranée, autour de binômes réunissant une entreprise et un expert de l'innovation ou des industries créatives et culturelles, chargé de l'accompagner.

Le 11 octobre, les six projets retenus ont été dévoilés. Ils ont jusqu'au 31 décembre pour se finaliser et percevoir l'aide européenne de 10 000 euros. « A l'image du Challenge Smart Port, en juillet, qui réunissait une start-up et un grand groupe, 4Helix + a permis à la CCIMP de mettre en relation des entrepreneurs et des experts et d'accompagner leur collaboration », explique Jean-François Suhas, membre de la Chambre, en charge de la filière maritime et président du Club de la Croisière Marseille Provence.

Marchés identifiés à tester

SeaZen et Ria Création travaillent à la promotion d'un bateau solaire qui navigue déjà entre Nice, Beaulieu et Monaco, en visites guidées personnalisées avec skipper ou en mode locatif. Alain Maurin a breveté un kit de stabilisation d'ancre de bateau, respectueux des fonds marins, et peaufine une ancre pliable qu'il entend industrialiser à travers sa société GMPro et l'appui de Marha Conseil, au vu de son attrait auprès des plaisanciers et organisations environnementales et nautiques. « Il y a dans le monde 46 millions de bateaux à équiper », assure-t-il, annonçant la sélection de sa solution pour l'acte 3 de « Méditerranée du Futur » le 26 novembre à Marseille.

Fondateur d'ABIM, Pierre-Emmanuel Peyrou œuvre avec Apingo à une application de restitution 3D des audits de structures sous-marines.

« Nous donnons à nos clients la possibilité de voir et évaluer l'état de leurs ouvrages immergés, comme un contrôle technique. Dans certaines industries offshore, une telle solution de maintenance prédictive peut représenter des dizaines de millions d'euros d'économies d'entretien », dit-il.

Ingénieur Arts & Métiers, Etienne Mombereau a eu l'idée avec son associé sur Whimsitec d'intégrer une propulsion électrique sous-marine à une planche de surf équipée d'un foil (aile profilée) pour « voler sur l'eau ». Watch the Sea et Inter-Made planchent sur le modèle économique d'une activité de randonnée sous-marine et terrestre (seatrekking), combinée au nettoyage de déchets. Enfin, Team Sardine et Ici Marseille réinventent l'auberge de jeunesse en utilisant des voiliers hors d'usage, protégés par une ombrière (en cours de conception), pour une installation dans les collines de Marseille.

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