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artisan Au soufflet qui swing : une artisane jusqu'au bout des doigts

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Au soufflet qui swing : une artisane jusqu'au bout des doigts
D.R. - Au soufflet qui swing, à Saint-Chamas, Debora Zannis veille sur des vieux instruments, les restaure, les répare.

Debora Zannis est une artisane passionnée avec une très bonne maîtrise de son métier. En tant que factrice d'accordéons, un métier qui se fait de plus en plus rare, elle se doit de communiquer pour attirer les prospects de la région.

Ils sont peu nombreux en France à maîtriser son savoir-faire. Debora Zannis est factrice d'accordéons. Depuis son atelier Au soufflet qui swing, à Saint-Chamas, elle veille sur des vieux instruments, les restaure, les répare.

Elle sait de quoi elle parle puisqu'elle joue elle-même de l'accordéon. « Il existe une dizaine de types d'accordéons. Je pratique l'accordéon diatonique. Il est plus petit par rapport à celui qu'on voit à la télévision. Et il est tout en bois. A la base, c'était pour les musiques traditionnelles qui se jouaient sur les places principales des petits villages de France. C'était avant le répertoire musette », explique cette passionnée de musique. Elle bénéficie également d'une solide expérience professionnelle au sein d'entreprises ou d'ateliers concurrents.

D'une heure à un mois et demi de travail

Après une période en couveuse d'entreprises, Debora Zannis s'est lancée en 2015. Son atelier est divisé en deux parties : un emplacement pour recevoir les clients et proposer de la location, vente de matériels, et l'atelier d'entretien et de réparation. Parmi les instruments : une grande partie d'accordéons mais aussi des harmonicas et des harmoniums, c'est-à-dire des instruments à anche.

Généralement, ses clients lui apportent l'instrument de musique et elle établit un devis.

« En fonction de l'état de l'accordéon, le travail peut durer d'une heure à un mois et demi. C'est très variable. Du coup, je précise d'emblée aux clients les tâches que je dois effectuer », explique l'artisane.

En quête du label Métier d'art

Pour attirer à elle une clientèle, elle mise pour le moment essentiellement sur le bouche-à-oreille. « Durant mes premières années de lancement, je me suis focalisée sur les aspects métier laissant de côté des sujets tels que le marketing, la publicité etc. J'envisage rapidement de lancer un site Internet pour avoir plus de visibilité. »

Consciente de la nécessité de se faire épauler, elle ambitionne de suivre rapidement des formations avec la Chambre de métiers et de l'artisanat de région Provence-Alpes-Côte d'Azur (CMAR Paca) dans le domaine commercial et en communication. En attendant, elle termine son dossier pour obtenir le label Métier d'art.




Caroline Dupuy
Journaliste

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