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ARTISAN Aromatics : des fleurs pour plus de bonheur !

Pascale Molland est une artisane comblée qui a réalisé son rêve professionnel à 31 ans. Malgré la Covid-19 et une perte d’activité réelle, elle garde confiance en l’avenir.
Aromatics : des fleurs pour plus de bonheur !
D.R. - Pascale Molland propose de belles compositions.

Economie Publié le , par

Aromatics, le nom de la boutique de fleurs de Pascale Molland, fait référence à deux choses. « J'ai vécu onze ans à Londres et je souhaitais trouver un mot qui sonne aussi bien en français qu’en anglais. Aromatics évoque aussi le parfum et notamment celui de ma mère Aromatics Elixir ». C’est à 31 ans que cette artisane, basée dans le cœur historique d’Arles, décide de se consacrer à sa passion, les fleurs. « J’ai toujours aimé jardiner. Avec mes grands-parents, on faisait des boutures, on cueillait des fleurs », se souvient Pascale Molland. Pour autant ce choix n’a pas été simple.

« Il a fallu convaincre ma famille, prendre des risques importants alors que j’avais un bon travail dans le domaine de la cosmétique. Mais aussi et surtout me former et trouver une façon de se différencier de la concurrence ».

Vente de muguet

Ce challenge, elle l’a relevé et n’a aucun regret aujourd’hui, même si les temps sont durs avec la crise sanitaire. Chez Aromatics, le service client est une priorité ainsi que le respect de l’environnement. « Nous optons pour des circuits courts avec des producteurs locaux soucieux de la nature. Nous avons aussi éliminé le plastique de la boutique. Les fleurs sont emballées dans de jolis papiers kraft ». Enfin, chaque année, deux ou trois associations sont sélectionnées. Et une journée de bénéfices est redistribuée à chacune d’entre elles.

Pascale Molland propose également de belles compositions. A quelques jours du 1er mai*, elle nous parle par exemple de brins de muguets avec des pois de senteur du Var. L’occasion aussi de rappeler la mobilisation des fleuristes contre la vente illégale de muguet, à la sauvette : « surtout celui qui a été acheté en grande surface pour être revendu plus cher… ».

Résilience

Il faut dire que les temps sont durs pour les fleuristes comme cette artisane. Depuis le début de l’épidémie, le centre-ville n’est plus arpenté par des touristes, les mariages sont annulés, les hôtels et restaurants restent portes closes. Conséquences ? « Pour nous c’est une énorme perte. Mais on sait que c’est temporaire. Arles a tous les atouts pour rebondir. Nous sommes confiants ». Elle cite par exemple « le fait que de plus en plus de personnes s’intéressent à leur jardin, terrasse ou balcon. Les fleurs rendent heureux ».

* Cet article a été rédigé pour paraître dans le n°10 154 des Nouvelles Publications (le 30 avril 2021)

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