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portrait d'entreprise Aparanjan, un bel exemple de succès digital

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Aparanjan, un bel exemple de succès digital
A. Zilbermann - « "Aparanjan" signifie en arménien "bracelet". Je ne pouvais pas trouver mieux comme nom de marque pour honorer mes racines », déclare Caroline Ohanian.

Créée en 2016, la marque de bijoux fantaisie Aparanjan applique une politique de développement 2.0 et ça lui réussit plutôt bien. Sa créatrice, la Marseillaise Caroline Ohanian, revient sur ses débuts et sur son succès aussi rapide qu'inattendu.

Certains se lancent dans le bijou fantaisie par hasard. C'est le cas de Caroline Ohanian. Elle s'est mise à fabriquer des bijoux pour ses proches, histoire de combler son ennui. « Avant que l'entreprise familiale de confection ne ferme, j'ai toujours travaillé en famille », nous explique la créatrice. « Nous étions implantés dans le quartier du Sentier, à Paris, et je gérais toute la chaîne de fabrication de notre société de grossiste en prêt-à-porter. Mais tout s'arrête il y a une dizaine d'années et je change alors de vie. »

Direction le sud, Marseille pour y vivre quelques temps. Après quatre ans, elle remonte à Paris, ne trouve aucun projet professionnel motivant et finit par revenir à Marseille. Nous sommes en 2014. « A ce moment-là, je n'ai toujours pas d'idées pro particulières. Je travaille comme vendeuse, mais j'avoue que je m'ennuie. Je commence alors à assembler des chaînes et des breloques, des bijoux portés au départ par mes proches. » Et l'engouement prend vite…

La bonne recette

Elle suit en 2016 une formation auprès d'un de ses fournisseurs en matière première pour manier l'art de la pince, indispensable pour assembler les pièces. « Cette formation m'a donné une vision générale du métier de créatrice de bijoux, mais j'avoue que mes années parisiennes, dans l'entreprise familiale, m'ont été précieuses. Je savais déjà comment gérer des stocks, acheter au bon prix, avoir le bon réseau, tout ce qui permet de proposer un produit final au meilleur coût. »

Caroline commence donc, comme beaucoup, dans son salon, à assembler les pièces qu'elle trouve auprès de ses fournisseurs. « Dès le départ, j'ai vu que mes idées plaisaient. J'ai donc tout de suite créé un compte Instagram et Facebook. C'est indispensable de nos jours pour communiquer et j'ai osé contacter toutes les influenceuses du moment. » Le deal est clair : l'influenceuse reçoit gratuitement des bijoux et s'engage en retour à les porter « au quotidien », un point sur lequel Caroline insiste beaucoup. « Je refuse de payer pour un poste Instagram. Je préfère que les influenceuses portent mes bijoux par envie. C'est bien plus impactant auprès de leur communauté. Bien sûr, certaines n'ont pas joué le jeu, mais c'est le risque. »

Pas de stock

Caroline Ohanian sait qu'elle doit beaucoup à certaines filles du Net, comme la Marseillaise Stéphanie Durant (révélée par la télé-réalité), ou bien Nabilla Vergara. « Avec elles, grâce à elles, ma visibilité a changé ! Ça fait deux ans que je travaille avec Stéphanie, nous réalisons ensemble des collections capsules. La prochaine, pour Noël, sort début octobre. Nabilla, c'est elle qui m'a contactée car elle a flashé sur mes bijoux. Ça vaut toutes les campagnes du monde ! »

Autre bonne idée, Aparanjan n'a aucun stock, aucune boutique. Tout est fabriqué à la commande. L'entreprise (créée en 2018) s'est posée depuis dans le 12e arrondissement. « C'est plus grand que mon salon pour fabriquer mes bijoux ! Peut-être qu'un jour je vais développer mes boutiques en propre, ou des pop-up stores, mais pour l'instant en tous cas, ça ne m'intéresse pas d'entrer dans des multimarques. Je réalise de faibles marges et cela augmenterait mes prix. Je travaille en direct avec ma communauté. Je lui demande d'ailleurs régulièrement ce qu'elle aime, si elle préfère telle ou telle idée. » Avec une communauté de 107 000 abonnés Instagram et près de 15 000 followers sur Facebook, Caroline a su se créer en très peu de temps une clientèle fidèle et addict des nouveautés.

Et demain

Son modèle économique fonctionne bien. Si la marque propose plusieurs centaines de modèles différents, elle sait aussi mettre en avant « le bijou du moment », porté par « la bonne personne ». Caroline Ohanian réussit désormais à se dégager un salaire, après deux ans passés avec le statut d'autoentrepreneur. « La prochaine étape, ce serait peut-être de créer un poste d'assistante, car je fais tout. De l'envoi des commandes à la fabrication, en passant par la gestion des réseaux sociaux. Il me faudra d'ailleurs un jour aussi un community manager. Mais j'avoue que j'aime tout faire de A à Z. J'ai beaucoup de mal à déléguer. La prochaine grande étape sera de lancer sans doute une mini-collection en or. Déjà, je commence de plus en plus à dessiner mes modèles. C'est donc la suite logique. Mais chaque chose en son temps. Ces jours-ci, je suis monopolisée par le lancement de ma collection avec Stéphanie Durant. Le shooting a lieu dans les prochains jours. Je sais qu'il y a beaucoup d'attente. La suite viendra au bon moment, forcément. »




Alexandra Zilbermann
Journaliste

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