AccueilEconomieAntoine Daniel, fondateur de The Line : "Le marché B2B est aussi large que celui grand public"

Antoine Daniel, fondateur de The Line : "Le marché B2B est aussi large que celui grand public"

Créée par le Marseillais Antoine Daniel, The Line est désormais basée à Paris. Entre la sortie de la skyline de La Ciotat et de celle Cassis, très bientôt, nous avons voulu revenir sur cette success story, désormais internationale. Antoine Daniel nous parle donc développement, B2B et projets spéciaux.
Antoine Daniel, fondateur de The Line : "Le marché B2B est aussi large que celui grand public"
D.R. - Antoine Daniel nous apprend que The Line travaille aussi depuis quelques années avec le monde de l’entreprise.

Economie Publié le , par

Les Nouvelles Publications : Comment avez-vous eu idée l'idée de créer The Line ?
Antoine Daniel : J’étais à l’époque encore ébéniste et à la faveur d’une sortie en mer, j’ai eu l’idée de réaliser pour mon père la skyline de Marseille. Je n’imaginais pas alors créer mon entreprise et attaquer le marché du souvenir. C’était un pur hasard. Mais, en créant un produit totalement nouveau et qui faisait sens, j’ai vite compris que je tenais là une très bonne idée. Je pense que le succès de The Line tient surtout à l’émotion que ses produits provoquent en chacun de nous.

En 2016, vous annonciez vouloir faire de l’export le cœur de votre chiffre d’affaires, avec un ratio pour 2019 de 70 % export / 30 % marché français. Où en êtes-vous ?
Nous avons été freinés dans notre développement international avec la crise de la Covid. L’export représente 30 % de notre chiffre d’affaires. Mais en cinq ans, nous sommes passés de 150 points de vente et une diffusion dans 10 pays à 600 points de vente et 30 pays.

En quoi la crise sanitaire à modifié le ratio de votre chiffre d’affaires ?
En 2019, nous réalisions 80 % de notre chiffre d’affaires en boutique. Aujourd’hui, c’est 50/50, entre les ventes physiques et le site. Mais la crise ne nous a pas empêchés de nous développer. Nous sommes désormais 15 salariés, je prévois encore six embauches cette année et j’ai recruté une directrice générale, Claire Ciosi, pour structurer ma boîte et développer nos process.

Combien de gammes de produits avez-vous ?
Nous en avons trois. La plus connue est celle qui représente les villes, mais nous avons aussi la skyline des montagnes et la gamme musique. Nous avons d’ailleurs conçu pour cette dernière un algorithme qui transforme en une ligne une phrase musicale. Nous avons dû, bien sûr, demander l’accord des ayants-droits des Beatles ou de Michael Jackson. 

En quoi le B2B est-il un secteur porteur pour votre développement ?
Il est aussi large que le marché grand public. Nous communiquons peu à ce sujet, mais depuis quelques années déjà, encore plus avec l’arrivée de notre directrice, nous développons des projets spéciaux, avec L’Elysée, le Tour de France, le Louvre ou des entreprises et des institutions, comme Euromediterranée. Pour ses 25 ans, nous avons réalisé une skyline inédite de la zone.
Le B2B représente aujourd’hui 15 % de notre chiffre d’affaires. Nous aimerions l’amener à 40 % car nous pensons qu’on peut aller très loin sur ce secteur. Nous sommes fiers, par exemple, d’avoir imaginé en 2019, pour les 75 ans du débarquement, une skyline baptisée « La voie de la liberté », notamment offerte à tous les chefs d’Etat présents.

Comment choisissez-vous les villes ou sommets que vous commercialisez ?
Nous réfléchissons en termes de potentiel de diffusion. Nous recevons chaque jour une cinquantaine de demandes de réalisations. Nous devons donc faire des choix. Notre site propose également deux fois par an de voter pour la ville de son choix. C’est comme cela que nous venons de sortir la skyline de La Ciotat, qui a remporté le vote du public l’an dernier. Nous allons aussi bientôt sortir Cassis.

Comment réagissez-vous face aux nombreux plagiats de The Line ?
Je reçois en effet très souvent des mails, des captures d’écran me montrant des sites qui font la même chose que nous, mais avec des matériaux de mauvaise qualité et un rendu bien moins qualitatif. Je ne suis pas inquiet. C’est dans l’ordre des choses d’être copiés quand on marche bien. Cela prouve qu’on tient une bonne idée ! De toute façon, nos points de vente haut de gamme comme Le Bon marché, Printemps ou Les Galeries Lafayette préfèreront toujours l’original à la copie.

Vous n’avez pas de recours juridique contre le plagiat ?
On peut déposer un dessin, mais pas une idée.

Votre métier d’ébéniste ne vous manque-t-il pas trop ?
Avec The Line, je suis toujours dans la création mais c’est vrai que le côté manuel de mon ancien métier me manque. Je suis passé d’un atelier bruyant et poussiéreux, à un environnement de bureau. Cependant, The Line reste une belle aventure qui a encore de beaux projets devant elle. Et rassurez-vous, je bricole toujours chez moi !

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?