AccueilOxygèneAmandine Deslandes sort une biographie de Lady Di : « J'aimerais que l’on se souvienne de son engagement »

Amandine Deslandes sort une biographie de Lady Di : « J'aimerais que l’on se souvienne de son engagement »

L’auteure marseillaise Amandine Deslandes sort aujourd’hui une deuxième biographie. Après Simone Veil, elle a choisi pour sujet une autre icône : Lady Diana, princesse de Galles.
Amandine Deslandes sort une biographie de Lady Di : « J'aimerais que l’on se souvienne de son engagement »
Yohan Brandt - Amandine Deslandes aborde la vie de Lady Diana sous l’angle psychologique, de ses premiers pas de princesse, à sa fin tragique.

Oxygène Publié le , Propos recueillis par Alexandra ZILBERMANN

Les Nouvelles Publications : Comment avez-vous choisi le sujet de Lady Di ?
Amandine Deslandes : Je l'ai choisi avec mon éditeur. Quand j’ai rendu mon premier manuscrit sur Simone Veil, en novembre 2020, il m’a tout de suite dit qu’il était preneur d’une autre biographie. A ce moment-là, j’avais du mal à sortir du personnage de Simone. Puis le temps a passé. Nous avons beaucoup échangé, fait des propositions et nous avons retenu Lady Di. Si la bio de Simone Veil était une commande, sur ce choix, j’ai été bien plus impliquée par mon éditeur.

Quel angle avez-vous choisi pour votre « Princesse des larmes » ?
J’ai décidé de mettre en avant la femme d’engagement qu’elle était, bien plus que celle des tabloïds. J’aborde son histoire par l’angle de l’intimité. C’était une femme complexe, forte et fragile, aussi bien tournée vers les autres, qu’égoïste. C’est assez passionnant à condenser.

Y a-t-il des scoops ?
Vous n’y trouverez aucune révélation. Vous n’apprendrez pas si sa mort est la résultante d’un complot royal. En revanche, vous y découvrirez sa personnalité, sous l’angle psychologique. Je trouve intéressant d’aborder une telle icône en l’humanisant, en parlant de ses failles. Il faut que tout le monde puisse s’identifier à ce conte de fées, à la fin tragique.

De quelle façon avez-vous travaillé cette fois ? Les sources sont vraiment nombreuses à compiler…
Comme pour Simone Veil, j’ai beaucoup lu, regardé des émissions, des films, des documentaires. J’ai écrit les chapitres au fil de mes recherches, plutôt qu'une fois terminées.

Avez-vous un parti-pris ? Etes-vous sous le charme de Diana ?
Oui bien sûr, même si cela va à l’encontre du travail objectif d’un biographe. Je suis de son côté et j’aborde sa vie de son point de vue à elle. D’ailleurs, cela a amusé mon entourage quand il a su, qu’après Simone Veil, je m’attaquais à la princesse de Galles.

Vous aviez envoyé votre livre sur Simone Veil à sa famille, qui l’avait très bien accueilli. Celui-ci sera-t-il traduit ?
C’est en discussion avec mon éditeur. Tout dépend de l’accueil qui sera fait. En revanche, dans ce cas-là, je ne m’attends pas à une réponse de ses fils, William et Harry !

« A l'avenir, ce sera difficile de fédérer autant que Simone Veil »

Que voulez-vous que l’on retienne de votre travail ?
J’aimerais que l’on se souvienne de son engagement et du « pouvoir du geste ». En 1987, quand elle a enlevé son gant pour serrer la main à une personne atteinte du Sida, c’était un acte très fort car on pensait encore qu'il se transmettait par simple contact. Elle a su mettre son image au service de grandes causes.

Ses détracteurs disent qu’elle a surtout utilisé les médias pour construire son image…
Oui et elle en a payé le prix fort. Bien sûr que c’était une femme maline, qui a su gérer les médias et se servir d’eux. Mais, à l’instar d’une femme politique, elle a su en tirer des bénéfices pour les causes qu’elle voulait défendre. Et dirait-on cela d’un homme ? Le condamnerait-on parce qu’il utilise les médias pour redorer son image ? Je ne crois pas. C’est assez sexiste comme raisonnement.

Etes-vous sortie du personnage ? Vous nous aviez dit que cela avait été difficile d’abandonner de celui de Simone Veil…
J’ai rendu mon manuscrit l’été dernier. Le temps a passé. Je suis tombée enceinte. Alors que pour Simone, tout s’était enchaîné. Mon livre sort aujourd’hui. Je me replonge dans mon travail et j’aime aussi cette nouvelle approche. Ça me fait plaisir de reparler de Lady Diana. J’ai sans doute plus de recul, plus de détachement…

Est-ce que cette deuxième biographie lance une collection de femmes iconiques ?
Mon éditeur est partant, mais comme j’attends un bébé, je vais prendre mon temps !

Diana, Princesse des larmes, de Amandine Deslandes, City Editions, 333 P., 18 €.

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