AccueilEconomieAlain Gargani : « La CPME est la boîte à outil du chef d’entreprise »

Alain Gargani : « La CPME est la boîte à outil du chef d’entreprise »

Alain Gargani a été reconduit le 19 mai à la présidence de la CPME Sud. Il entend poursuivre sur les trois ans à venir le renforcement de l’organisation patronale.
Alain Gargani : « La CPME est la boîte à outil du chef d’entreprise »
F. Delmonte - Les élus du bureau de la CPME Sud, autour d’Alain Gargani (3e en partant de la gauche), lors de l’assemblée générale à Aix-en-Provence.

Economie Publié le , Propos recueillis par Frédéric DELMONTE

Les Nouvelles Publications : Quelles sont les priorités de ce nouveau mandat ?

Alain Gargani : La feuille de route est de consolider sur l’ensemble des territoires l’image et la présence de la CPME. Pour cela nous montons des actions qui vont permettre de faire rayonner notre organisation, première organisation patronale de France au niveau des TPE et PME. Premier chantier : les Trophées des entrepreneurs positifs. Ils sont étendus sur l’ensemble des six territoires de notre région et permettent de faire briller des entreprises sur les valeurs humaines du dirigeant qui sont le courage, la persévérance, la créativité... Deuxième chantier : nous avons monté une action qui s’appelle l’ACA. Il s’agit d’un accélérateur de compétences et d’autonomie qui va chercher des jeunes de 18 à 25 ans sortis des radars de l’emploi. En l’espace de trois mois, on les remet dans la vraie vie. On leur réapprend à se lever, à être à l’heure, à avoir des envies de travailler. Ensuite, nous les intégrons dans des entreprises, soit dans des contrats d’alternance, des CDD, des CDI. Nous avons maintenant un an de recul : l’ACA affiche un taux de réussite de 80 %.

Les adhérents de la CPME jouent le jeu d’accueillir ces jeunes ?

Exactement. Nos adhérents, c’est-à-dire les 70 000 entreprises de nos territoires, sont sensibilisés. Aujourd’hui ils rencontrent un problème de ressource. Il y a 100 000 emplois non pourvus dans la région. Et là, nous avons un vivier de jeunes que nous avons remotivés et qui veulent trouver un job.

Alain Gargani : « Les valeurs humaines avant le chiffre d’affaires »

D’où est née cette idée ?

Du club ECO for Sud. C’est le club de la CPME qui rassemble les acteurs du territoire. Il y a deux ans on a commencé à dire : que pouvons-nous faire, à notre échelle, pour répondre au problème de l’emploi ? Nous avons nos partenaires classiques en la matière, mais les réponses apportées ne sont pas totalement satisfaisantes. Il a fallu réfléchir à des solutions nouvelles. C’est là que nous avons pris conscience de la présence de ce public de needs. Peu de monde venait les chercher. On s’est dit qu’il y avait une action à faire. On a commencé à travailler avec quelques-uns, comme le Lab to Be, animé par Marie-Laure Dufour, qui est expérimenté dans l’accompagnement de ces jeunes. On a monté une joint-venture pour commencer à répondre aux besoins des entreprises et aux attentes de cette jeunesse. Nous sommes là dans un engagement sociétal : l’entrepreneur fait œuvre citoyenne. Il faut aller les chercher ces jeunes et ne pas les lâcher. Il y a de l’humanisme et de la bienveillance à avoir. Cela n’empêche bien entendu pas le contrôle. Ces valeurs sont portées par la CPME et ses adhérents.

Nous sortons d’une crise sanitaire où les syndicats patronaux se sont engagés et ont été présents. On rentre dans une période électorale avec les législatives. C’est souvent le moment choisi par les syndicats patronaux pour faire passer des messages. Quels sont ceux de la CPME Sud ?

Priorité aux PME et TPE. Le mot est dit ! C’est le message que nous faisons passer auprès du gouvernement et des futurs députés. Ce sont les entreprises qui font vivre les familles en créant des emplois, qui font du lien social. La TPE reste un lieu de socialisation et d’intégration. Nous l’avons encore vu pendant cette crise. Il faut que le gouvernement face en sorte de préserver ce tissu économique. Nous entrons dans une période charnière : les entreprises qui en ont sollicité vont devoir rembourser le prêt garanti par l'Etat (PGE). Beaucoup d’entre-elles vont être en difficulté. Il va leur falloir de la bienveillance et de l’accompagnement. Cela doit se traduire par un étalement de la dette sur dix ans. Et il faut aller vite : ce n’est pas six mois d’étude de dossier qu'il faut, mais une réactivité immédiate en cas de difficulté pour que l’entreprise soit accompagnée.

La CPME a un rôle syndical, mais elle s’est développée sur le service aux entreprises, via ses délégations territoriales. Pour quelles raisons ?

Nous sommes là pour défendre les entreprises au quotidien au niveau national et local. C’est le premier job. Le deuxième est d’accompagner les entreprises dans toutes leurs étapes. Chaque CPME territoriale a monté des services d’accompagnement : sur la formation, sur le développement économique, etc. On s’appuie sur nos adhérents pour développer ces services. On est la boîte à outil du chef d’entreprise. Ce dernier doit venir à notre contact pour en profiter.

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