AccueilEconomieAlain Gargani : « Avec Macron, on a l'impression d'être entendu »

Alain Gargani : « Avec Macron, on a l'impression d'être entendu »

Alain Gargani, président de la CPME 13, ne cache pas son enthousiasme lors de sa conférence de presse de rentrée. « Avec ce nouveau gouvernement, les TPE/PME ne sont plus laissées de côté » se félicite-t-il. Deux sujets ont été plus particulièrement au cœur de cette rencontre avec les journalistes, le RSI et le Code du travail, sans oublier, au niveau local, les difficultés du centre-ville marseillais. Compte-rendu.
Alain Gargani : « Avec Macron, on a l'impression d'être entendu »
A. Zilbermann - Alain Gargani, Nicole Richard-Vespieren et Axel Greleau

Economie Publié le ,

« Avec ce nouveau gouvernement, les TPE/PME ne sont plus laissées de côté » se félicite-t-il. Deux sujets ont été plus particulièrement au cœur de cette rencontre avec les journalistes, le RSI et le Code du travail, sans oublier, au niveau local, les difficultés du centre-ville marseillais.

Le RSI

Premier sujet abordé par Alain Gargani, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises des Bouches-du-Rhône (CPME 13), le RSI (Régime social des indépendants) et sa réforme en cours, visant à intégrer les travailleurs indépendants au régime général. « Une très bonne nouvelle attendue depuis longtemps par la CPME, souligne-t-il. La volonté de rapprocher revenu et paiement des cotisations rejoint notre souci de simplifications et de lisibilité du calcul et du paiement des cotisations. » Il se félicite aussi de la mise en place d’une année blanche d’exonération des cotisations sociales, durant la première année d’exercice. « Cela évitera les appels à la cotisation particulièrement malvenus, avant même le démarrage de l’activité réelle. » Il souligne d’ailleurs que « ces annonces constituent une reconnaissance de l’importance des travailleurs indépendants en tant qu’acteurs économiques majeurs ».

La réforme du code du travail

Autre thème longuement abordé par Alain Gargani, la réforme du Code du travail, « enfin ! Avec un texte à la hauteur de nos attentes. Cette réforme traduit un changement en profondeur qui prend en compte la réalité des petites entreprises, en leur ouvrant des facultés de dialogue jusqu’à présent réservées aux grandes entreprises. Employeurs et salariés des TPE/PME en sortiront gagnants. » Mais d’autres sujets sont toujours au cœur de l’action et de la réflexion de la CPME 13, à l’image de l’ouverture « réelle » des marchés publics aux TPE, encore trop souvent « mises de côté en raison d’un chiffre d’affaires demandé bien trop élevé pour pouvoir se positionner sur lesdits marchés ». Des efforts en matière de prêts bancaires doivent aussi être faits par les établissements bancaires. « Parfois, l’avenir d’une entreprise se joue à quelques milliers d’euros… »

Le centre-ville

Ainsi pourrait-on résumer la parole de Nicole Richard-Vespieren, vice-présidente de la CPME 13 et vice-présidente Commerce de la Chambre de commerce et d’industrie Marseille Provence (CCIMP). « Le centre-ville se meurt. Si la problématique liée à la sécurité connaît une réelle amélioration, il faut le souligner, celles liées à la propreté ou aux transports ont encore besoin qu’on y travaille. » Selon elle, il faudrait un acte fort pour séduire la clientèle, comme la gratuité des parkings le dimanche, ou en tous cas, « une baisse de prix conséquente ».

Ouverture dominicale

A la question « pourquoi les commerçants n’ouvrent plus dimanche ? », sa réponse ne se fait pas attendre : « parce que sans client à quoi ça sert ? Rien ne se passe le dimanche en ville. Nous avons vu combien, lorsque des animations se créent, je pense aux Dimanches de la Canebière, le monde est là. Rendre les parkings quasiment gratuits serait donc une bonne nouvelle pour le commerce. » Reste à convaincre les bailleurs privés. « Côté transports, des efforts sont encore à faire pour que le réseau fonctionne comme en semaine. Ce n’est pas possible d’attendre son bus ou son métro plus d’une demi-heure le dimanche ! La piétonisation pourquoi pas, mais le centre doit rester accessible, là aussi la question transport est au cœur de la réflexion globale. »

Zone franche

Quant à la création d’une zone franche urbaine, la CPME 13 s’y montre bien sûr très favorable. « Cela ouvrirait des rideaux fermés depuis des mois mais aussi, attirerait des entreprises dans le centre, de futurs clients potentiels. » La CPME 13 se donne six mois pour voir si la bonne volonté générale pour « sauver le centre-ville » porte ses fruits…

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