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Actes Sud, premier employeur privé d'Arles

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Actes Sud, premier employeur privé d'Arles
M. Deuff - Françoise Nyssen et Jean-Paul Capitani, à la tête de la maison d'édition

Cet éditeur réputé (1 000 titres par an) est aussi le premier employeur privé d'Arles avec 300 salariés.

En 2015, l’éditeur Actes Sud a fait mouche : un Prix Nobel (Svetlana Alexievitch) et le Goncourt (Mathias Enard). Ces deux succès - parmi d’autres - en disent assez long sur la réputation et l’honorabilité de cette maison d’édition qui n’a jamais cédé à la mode et au parisianisme.

À la tête de cette entreprise fondée par son père (Hubert Nyssen, décédé en 2011), Françoise Nyssen gère la maison comme une grande famille. L’ancienne bergerie provençale de la place Nina Berberova s’est depuis longtemps transformée en un dédale de bureaux qui fleurent bon la cire, les tomettes et les cheminées au feu de bois. “Nous avons 2 500 mètres carrés de bureaux. C’est un peu juste et nous allons nous étendre aux Ateliers (NDLR : près de la fondation Luma)”, explique Jean-Paul Capitani, le compagnon de Françoise Nyssen.

60 millions d’euros, 300 salariés

“À l’époque de la mondialisation, être à Paris ou Arles n’a guère de sens”, ajoute Françoise Nyssen qui concède “que la capitale offre tout de même des facilités pour le travail”. Hors filiales, Actes Sud pèse 60 millions d’euros de chiffre d'affaire pour 300 salariés. 

Ce qui fait la particularité et la notoriété d’Actes sud ? À la fois son ancrage profond en Arles et son mode de gestion “familial”. Très attaché à la ville du Rhône, Hubert Nyssen a oeuvré pour la rénovation urbaine de l’îlot qu’il occupe au bord du fleuve. L’éditeur s’est également taillé la réputation flatteuse d’être aux petits soins des auteurs. Et de privilégier la qualité et l’originalité des textes plutôt que le succès commercial.

Nous publions près de 1 000 titres par an. Trente d’entre eux marchent très bien et cinq ou six vont exploser. Mais sincèrement, je pense que davantage d’entre eux mériteraient le succès”, déplore Jean-Paul Capitani.

Arlésien jusqu’au bout des ongles - et très soucieux d’un développement durable - le tandem rêve d’un meilleur destin pour “cette ville au patrimoine exceptionnel”. Il faudrait selon eux “rendre la ville aux piétons, aux vélos... Offrir les berges du Rhône aux promeneurs afin de rapprocher les rives. Et faire le maximum pour attirer les entreprises innovantes”. C’est peu dire que l’idée d’un casino les fait enrager. 

Retrouvez dans le numéro 9887 des Nouvelles Publications notre dossier consacré à la ville d'Arles (parution le 18/03/2016). Cliquez ici pour plus d'informations sur notre offres d'abonnement. 




Esther Griffe
Journaliste

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