Fermer la publicité

A peine créée, La Petite cuisine se repositionne en raison de la crise

le - - Economie

A peine créée, La Petite cuisine se repositionne en raison de la crise
D.R. - Jon, Tom et Florian Nègre ont emmené avec eux dans l'aventure le chef Adrien Bacqueville (au centre), un ami de Jon rencontré chez La Truffe Noire, où ils travaillaient tous les deux.

Traiteur depuis trois ans à Marseille, La French cuisine a imaginé décliner son concept B2B haut de gamme en une version « lunch », pour les repas d'entreprises. Mais la crise sanitaire est passée par là…

Tout commence en 2017. Trois frères, Jon, Tom et Florian Nègre, créent leur entreprise de traiteur et chef à domicile. « Nous avons ciblé les entreprises et leur événementiel. Nous avions identifié un vrai besoin sur des opérations de 10 à 50 personnes, que les poids lourds du secteur ne prennent pas en charge », explique Jon Nègre, le commercial de l'équipe. Leur idée trouve vite son public : l'an dernier, La French cuisine a fait un chiffre d'affaires de 350 000 €. Les trois frères se sont salariés et ont embauchés trois autres personnes, dont Adrien Bacqueville, qui vient en renfort de Tom, l'autre chef de l'aventure. Florian, quant à lui, gère la logistique.

« L'an dernier, ayant atteint nos objectifs de développement, nous avons pensé à créer La Petite cuisine, pour les déjeuners au bureau, via des lunch box et des coffrets repas », poursuit Jon.

Savoir se repositionner

En février, le concept de livraison rapide est donc lancé, mais a été stoppé en plein vol par le confinement.

« Tout de suite, nous avons su réagir et réadapter notre offre. Il ne s'agissait plus de livrer les salariés au bureau, mais ceux en télétravail et les particuliers. Nous avons donc repensé notre carte, désormais actualisée tous les jours, et sommes entrés chez Uber et Deliveroo. Bien sûr, notre positionnement sur des produits frais, en circuit court, n'a pas changé. Notre cuisine, qu'elle soit pour le particulier ou l'entreprise se veut familiale, goûteuse et simple. »

D'une entreprise qui travaillait sur commande, avec une vraie visibilité sur son planning, les frères sont passés à une boîte managée comme un restaurant, avec les « coups de feu » qui vont avec. « Forcément, le travail est différent. Le client appelle au dernier moment et veut être livré, chaud, en moins de 30 minutes. Nous avons aussi dû revoir notre liste de fournisseurs, car malheureusement certains ne pouvaient plus nous livrer. » Résultat, en passant du B2B au B2C, La Petite cuisine a non seulement su s'adapter à la crise sanitaire, mais a sans doute permis à La French cuisine de perdurer, avec une nouvelle embauche à la clé (un ancien « extra »). Car si l'événementiel professionnel est en stand by, les livraisons de plats « maison », prêts à déguster, représentent un vrai marché, vers lequel d'ailleurs les restaurateurs traditionnels se tournent actuellement, faute de pouvoir ouvrir.




Alexandra Zilbermann
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Nouvelles Publications Journal d'annonces légales et d'informations économiques et juridiques pour le département des Bouches-du-Rhône

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer