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2020, un tournant pour La Fermière

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2020, un tournant pour La Fermière
D.R. - Il y a 20 ans, Jean-Jacques Tarpinian quitte le secteur des fruits et légumes, dans lequel il possédait plusieurs entreprises, pour acheter La Fermière, une marque dont il était consommateur.

Nous sommes sans doute nombreux à connaître la marque de yaourt au pot bleu lavande, sans savoir pour autant qu'elle est née à Aubagne il y a 50 ans. Rencontre avec Jean-Jacques Tarpinian, directeur général de l'entreprise depuis 20 ans. Il nous parle du rachat, de ses valeurs, de ses ambitions à l'export et de l'histoire familiale qu'il écrit à son tour, puisque ses deux filles, Tina et Laura l'ont rejoint dans l'entreprise.

C'est en 1952 que La Fermière produit ses premiers yaourts à Aubagne. L'entreprise familiale affiche alors une vocation régionale. Son chiffre d'affaires à la fin des années 90 est de 10 M€ et elle compte 45 salariés. En 2002, Jean-Jacques Tarpinian dirige plusieurs sociétés de fruits et légumes, mais souhaite changer de secteur. En apprenant que La Fermière est à céder, il se positionne et signe avec les fils du fondateur, avec dès le départ l'idée de donner une dimension nationale et internationale à la marque.

Si aujourd'hui La Fermière affiche un chiffre d'affaires de 45 M€ et compte 160 salariés, il aura fallu à son nouveau dirigeant une vingtaine d'années pour concrétiser ses ambitions. L'année 2020 et les cinq ans à venir ouvriront de nouvelles perspectives pour la marque. « Cette année marque un tournant essentiel. Nous avons besoin de communiquer sur la marque, son histoire, ses valeurs », explique le directeur général de La Fermière. « Nous avons d'ailleurs pris une agence de communication marseillaise pour nous accompagner. Ma fille Tina est responsable du service marketing et communication, mais il nous semblait essentiel d'avoir un œil extérieur pour raconter notre histoire ». Tina Tarpinian l'a rejoint il y a dix ans. Cette ex-graphiste s'est prise au jeu des discussions familiales sur l'image de la marque et a franchi le pas. Sa sœur Laura, après des études de droit, a prolongé avec une école de commerce, pour rejoindre son père à la direction. Travailler en famille s'est fait naturellement.

Un développement international

Communiquer aussi bien en France qu'en Europe ou aux Etats-Unis ne s'improvise pas. Chaque marché possède ses spécificités. La Fermière a dû s'adapter aux goûts des Espagnols, gourmands de desserts très sucrés, se montrer patiente avec les Américains, plutôt friands de desserts 0%, tout en donnant envie aux Italiens d'acheter des desserts, ce qui est loin d'être un réflexe pour eux. « Nous avons un commercial qui sillonne toute l'année nos différents marchés, pour rester au plus près des goûts des consommateurs. Mais pour être présent sur le marché américain, nous avons dû y construire une usine. C'est indispensable », souligne Jean-Jacques Tarpinian.

Depuis une dizaine d'années, La Fermière voit loin et s'est donné les moyens d'atteindre ses objectifs à l'export. « Actuellement, l'export représente 8 % de notre chiffre d'affaires. D'ici cinq ans, nous espérons qu'il comptera pour 20 %. Aux USA, nous partons de zéro, y étant implantés depuis un peu plus de deux ans seulement. Nous espérons l'an prochain faire 8M$ de chiffre d'affaires ».

La RSE, une valeur importante pour l'entreprise

Avec la qualité des matières premières et des recettes complexes « à l'ancienne », la RSE représente un axe fort de la nouvelle communication.

« Nos producteurs de lait sont dans les Hautes-Alpes. Il y a quelques années, nous avons revalorisé le prix du litre de lait, pour que les agriculteurs puissent vivre décemment. Mais nous allons plus loin, car nous tenons à ce que leurs vaches vivent dans de bonnes conditions. Nous y avons aussi implanté un site de transformation du lait. Bien sûr, le recyclage fait partie intégrante de nos process et le plastique est quasiment banni de notre production », se félicite Jean-Jacques Tarpinian.

Enfin, quand on lui demande si la crise sanitaire a bousculé, ralenti son développement, il nous assure « qu'il s'en sort plutôt bien », puisqu'il visait une croissance à deux chiffres cette année et atteindra les 7 ou 8 %. La Fermière vit donc un tournant important de son développement avec à sa tête la famille Tarpinian, qui s'est définitivement appropriée la marque pour écrire sa propre histoire.




Alexandra Zilbermann
Journaliste

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