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1001 herbes, franchise marseillaise de CBD

Trois frères ont fondé il y a deux ans à Marseille leur enseigne de revente de CBD. Rapidement, ils créent leur marque, 1001 herbes, désormais déclinée en franchise. Retour sur une aventure familiale aux grandes ambitions.
1001 herbes, franchise marseillaise de CBD
A. Zilbermann - Thimotée, Aurélien et Guillaume visent les 150 ouvertures en franchise d'ici cinq ans.

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Aurélien, 34 ans, Guillaume, 30 ans et Thimotée, 29 ans, ont eu la bonne idée il y a deux ans de s'associer pour ouvrir leur boutique de revente de CBD, 1001 herbes. « Le cannabidiol, appelé plus couramment CBD, est un complément alimentaire en plein développement », explique Aurélien, responsable du réseau de franchise et président de l'entreprise. « De nombreuses industries - cosmétique, alimentaire ou médicale - s'intéressent à cette molécule qui, par ses bienfaits prouvés sur la santé, offre à ses consommateurs une alternative naturelle et sans effet secondaire pour l'amélioration du bien-être. »

Qui est concerné ? « Tout le monde », assure Guillaume, responsable de la production. « Le CBD peut contribuer à réduire le stress, les douleurs et les inflammations, l'insomnie, ou encore l'arthrose et les problèmes de peaux. » Ce qui est certain, c'est qu'ils ont eu le nez creux puisque le CBD a le vent en poupe depuis des mois et ne compte plus les ouvertures d'adresses et retombées presse. « C'est d'ailleurs en voyant un reportage sur BFM que nous avons eu l'idée de nous lancer sur ce marché », glisse Aurélien.

De la boutique à la franchise

Quand on leur demande le capital de départ de leur société, les trois frères restent muets et nous concèdent simplement qu'ils ont ouvert leur première boutique avec leur fonds propres. Depuis deux ans d'ailleurs, de la première huile sous leur marque, à leur deuxième boutique en propre à Marseille, la fratrie n'a pas eu besoin de pousser la porte d'une banque. « Nous nous autofinançons », précise Aurélien. Désormais, leur marque possède une trentaine de produits (huile, fleurs, vapotage, alimentation, gélules…) et quinze salariés. La prochaine étape, sera la création d'une ligne cosmétique corps et visage.

Mais pour l'heure, c'est le réseau de franchise qui monopolise les forces de l'entreprise. « Nous avons déjà quatre dossiers signés et nous visons pour 2021 une trentaine d'ouverture, pour avoir, nous l'espérons, d'ici cinq ans 150 points de vente », précise Aurélien. Forcément, nous leur demandons quel discours doit avoir le futur candidat qui aurait besoin d'un prêt pour financer ses 80 000 € d'apport auprès des banques. « Nous cherchons des gens qui s'investiront au moins un an eux-mêmes dans la vente de nos produits, s'ils sont utilisateurs du CBD c'est un plus et nous restons attachés à avoir des profils qui sauront s'investir dans le discours client, car c'est essentiel pour nous », souligne Thimotée, responsable partenariat et création produits.

Un franchisé peut prétendre au bout de deux ans à un chiffre d'affaires de 450 000 €, avec un amortissement effectif dès six mois d'activité. Mais la difficulté est bien de vendre un produit que personne, ou presque, ne connaît. Le discours doit être précis, pour adapter le mode d'absorption au besoin du client. D'autant qu'étant encore inconnu, difficile pour le consommateur de faire la part des choses entre un CBD de qualité et un autre, moins naturel. Si nous manquons de recul pour connaître le poids de ce marché, les trois frères nous glissent qu'en France, « celui du bien-être connaît une croissance de 6 % et pèse 1,8 Md€ ». Leur marque 1001 herbes entend bien s'y faire une place et essaimer ses adresses aux quatre coins de France.

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