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« Rocher Mistral » souffle la révolution au château de la Barben

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« Rocher Mistral » souffle la révolution au château de la Barben
J.-C. Barla - Le château de la Barben veut hisser haut le drapeau de la culture provençale.

Le nouveau propriétaire du château de La Barben a présenté le 16 juin son projet pour le site, combinant patrimoine, environnement, spectacle vivant et artisanat local. L'investissement est estimé à 30 millions d'euros sur fonds privés pour une ouverture prévue à l'été 2021.

« Rocher Mistral ne sera pas un parc d'attractions mais un domaine d'authenticité », affirme Vianney d'Alançon, propriétaire du château de la Barben depuis fin décembre 2019, ravi de présenter en détails son projet pour le site, le 16 juin, à un parterre d'élus, d'associations, d'entrepreneurs et de journalistes. Arguant que son ambition recouvre des axes plus larges que le parc du Puy du Fou auquel le dossier fait parfois penser, il annonce une ouverture pour 2021 et avance désormais un montant d'investissement de 30 millions d'euros, uniquement sur fonds privés, avec ses associés, sans exclure d'éventuels appuis des collectivités territoriales, les maires de Salon-de-Provence, Pélissanne, Saint-Cannat et La Barben l'encourageant à aller jusqu'au bout de ses idées.

« Rocher Mistral », la « marque » du projet, ira bien au-delà de la réhabilitation des 5 000 m2 de bâti du château. Quatre axes le constituent : le rayonnement du patrimoine architectural et artistique, la préservation, l'entretien et la valorisation de l'environnement sur les 400 hectares qui entourent le monument, la découverte de l'histoire et de la culture provençale par le spectacle vivant tout au long de l'année et, enfin, la promotion des métiers, produits et savoir-faire (artisanat, agriculture…). Le tout « dans une démarche d'acteur social et solidaire » : Vianney d'Alançon affiche ses partenariats avec Pôle emploi sur les recrutements (200 emplois directs dont une dizaine déjà réalisée, 200 indirects), avec des associations pour l'insertion de personnes en situation de handicap (Agapei 13, Isatis), dans l'environnement (Ligue pour la protection des oiseaux, Regard du Vivant, Agroforesterie, Ecotree, Société d'horticulture de Marseille…), de la culture (Le Félibrige), avec la Chambre de métiers et de l'artisanat… Quatre structures juridiques ont été créées pour faire vivre chacune des thématiques. « Je tiens à cet ancrage local », précise-t-il, se disant ouvert à du mécénat de compétences. « Il y a 1 000 façons d'intervenir dans ce projet », note Monique Cassar, présidente de la délégation des Bouches-du-Rhône de la CMAR.


Lire aussi : Le château de La Barben lance une plateforme de recrutement


Plus de 100 ha pour l'environnement

Un chantier d'urgence sera conduit d'ici à 2021 sur « le clos et le couvert », le château souffrant de soucis d'étanchéité. Sa restauration totale durera plusieurs années. L'organisation de spectacles vivants entraînera la création de tribunes de 1 000 places pour ceux proposés en journée avec des comédiens professionnels et 2 000 places pour les représentations nocturnes sur un terrain de 4 hectares qui pourraient mobiliser 500 à 1 000 bénévoles. Les nouvelles technologies de médiation culturelle participeront à l'attractivité des visites immersives de l'intérieur de l'édifice. Plusieurs maisons et villages seront construits dans le respect des techniques historiques. « Ce ne sera pas du carton-pâte », assure Vianney d'Alançon qui promet « une expérience de six heures sur place » pour un tarif encore à l'étude dans une fourchette de 15 à 20 euros.

Parmi les autres aménagements projetés : une zone de développement apicole sur 29 ha, une autre pour l'agroécologie sur 38 ha, une zone d'étude sur la biodiversité (32 ha), une zone dédiée à l'aigle de Bonelli (5 ha) et à l'horticulture biologique (1 ha). Si « Rocher Mistral » bénéficiera de la proximité des accès et parkings du Zoo de la Barben, la fréquentation visée de 200 000 à 300 000 personnes dès la première année, impliquera l'amélioration de la desserte routière, des transports publics... « Comme nous l'avons prouvé avec le Salon des agricultures de Provence et ses milliers de visiteurs, nous trouverons des solutions », avance Nicolas Isnard, maire de Salon et président du conseil de territoire. Le chef du « Petit Nice » à Marseille, Gérald Passédat prévoit d'ouvrir deux pôles de restauration dont l'un dans les anciennes écuries du château pour 250 couverts. Le cadre global est maintenant fixé. Le plus grand défi commence : tenir les délais en franchissant toutes les procédures administratives.




J.-C. Barla
Journaliste

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