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Frédéric Faubert, avocat associé du cabinet Defenz « Nous sommes passés par une agence de naming pour changer de nom »

le - - Droit et Chiffre

« Nous sommes passés par une agence de naming pour changer de nom »
D.R. - Les quatre avocats associés (de gauche à droite) Me Frédéric Faubert, Cécile Piat, Rémy Stella et Patrick Arnaud ont passé deux mois à réfléchir au changement de nom de leur cabinet, aidés par une agence spécialisée.

Exit donc le cabinet Colbert, cabinet marseillais spécialisé en droit des affaires et des sociétés. Désormais, il faut parler du cabinet Defenz. Un de ses associés, maître Frédéric Faubert, nous en dit plus sur ce changement qui implique bien plus qu'une modification d'en-tête.

Les Nouvelles Publications : Quand le cabinet Colbert a-t-il été créé à Marseille ?
Me Frédéric Faubert : Le cabinet Colbert existe sous cette dénomination depuis 2009. Avant, il s'appelait le cabinet Aelegis. En choisissant à l'époque de s'associer avec des confrères lyonnais et parisiens, nous avons alors créé le groupe Colbert, positionné toujours en droit des affaires et des sociétés. Nous sommes quatre avocats associés à Marseille, deux avocats collaborateurs, deux « of counsel » [avocats partenaires, ndlr], une juriste et deux secrétaires.

Pourquoi avoir changé de nom ?
Le groupe a disparu car le cabinet lyonnais a fusionné avec un autre. De fait, le groupe Colbert sur Paris/Lyon/Marseille n'existait plus. En septembre dernier, nous avons donc dû imaginer un nouveau nom. Mais plus qu'un changement de nom, nous avons décidé de travailler autrement et de créer « une marque ». Nous voulions porter un nom plus moderne, plus efficace, voire original. Nous sommes tombés d'accord pour le mot Defenz.

Pourquoi ne pas avoir conservé le nom de Colbert ?
Ca n'a pas été possible pour diverses raisons, mais au final, c'est une bonne chose, car ça nous a permis de réfléchir à notre positionnement. Changer de nom impliquait forcément beaucoup de choses pour nous.

Comment décide-t-on d'un nouveau nom ? En brainstorming interne ?
Oui bien sûr, mais le résultat n'était pas satisfaisant. C'est compliqué de créer un nom ex-nihilo. Nous sommes donc passés par une agence de naming, qui nous a permis, en deux mois, de trouver le mot qui nous ressemble et qui fait sens pour nous. J'engage d'ailleurs mes confrères à passer par ce type d'agence, car c'est un choix essentiel pour un cabinet. C'est un investissement bien sûr, mais ça vaut le coup ! Nous sommes partis d'une cinquantaine de mots, pour au final en conserver deux, puis un seul. C'est une expérience vraiment enrichissante.

En quoi ce mot « Defenz » incarne-t-il le nouveau positionnement du cabinet ?
La défense du client reste une des valeurs intrinsèques à notre métier d'avocat. Nous avons d'ailleurs imaginé une devise qui résume notre engagement. C'est « Créer, accompagner, soutenir mais : toujours défendre ».

Comment avez-vous tous vécu ce changement de patronyme, effectif depuis quelques semaines ? Ce n'est pas anodin…
C'est certain ! Nous avons vécu cela comme une chance. Cela reste rare, dans notre métier, de pouvoir participer à la création du nom de son cabinet. Chez les avocats, les cabinets portent généralement le patronyme d'une famille. Nous, nous voulions vraiment nous détacher de cette habitude, pour créer une entité, sans incarnation physique.

Vous parlez également de changement de façon de travailler. C'est-à-dire ?
Nous profitons de ce changement de nom, pour bien sûr modifier nos outils, comme notre nouveau site, actif dans les prochains jours » . Mais surtout, nous voulons faire savoir à nos futurs clients que la réactivité et la disponibilité sont au cœur de nos valeurs. Nous nous plaçons comme des prestataires auprès de nos clients et nous communiquons désormais en ce sens. Par exemple, nous nous engageons à répondre, sous 24h, à toute prise de contact via notre nouveau site.

Vous aimeriez que le chef d'entreprises fasse plus souvent appel à un avocat d'affaires, comme c'est le cas avec son expert-comptable par exemple ?
Complètement ! On fait appel à nous malheureusement souvent trop tard. Nous comprenons les questionnements d'ordre budgétaire. Nous y répondons en toute transparence. La profession est en train de changer sur ce point. Nous devons mieux communiquer pour nous rendre encore plus accessible à nos clients. Faire appel à un avocat, en tant que chef d'entreprise, devrait être un réflexe, pour justement, dédramatiser la prise de contact dans un moment difficile. Quand nous en serons là, nous avocats, comme nos clients, nous serons tous gagnants…




Alexandra Zilbermann
Journaliste

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