AccueilEconomie"Nous sommes fiers d'avoir créé le groupe Nour d'Egypte"

Tamer et Agnès Shabana "Nous sommes fiers d'avoir créé le groupe Nour d'Egypte"

A quelques jours de son ouverture lundi 21 septembre, rencontre à Marseille avec les deux fondateurs du Souk de Nour d'Egypte. Tamer Shabana et son épouse Agnès reviennent sur le long parcours qui leur a été nécessaire pour mener à bien leur projet.

Economie Publié le ,

LNP : Tout a commencé avec La Cantine de Nour d'Egypte et votre envie de faire découvrir aux Marseillais la culture égyptienne. Racontez-nous…
Tamer Shabana : Je suis né en Egypte, dans une famille de commerçants et suis arrivé à Paris à l'âge de 25 ans, mais très vite, je suis descendu à Marseille. Une ville qui me ressemble plus. J'y ai rencontré ma femme, Agnès, en 2007 et cinq ans plus tard, nous avons créé une association culturelle puis La Cantine de Nour d'Egypte [qui signifie « lumière d'Egypte », ndlr]. Le succès a été immédiat. En 2018, nous déclinons le concept avec Le Petit nour, un corner de restauration rapide, pour ouvrir enfin l'an dernier Balady, une boulangerie et traiteur oriental.

Comment est née l'idée du Souk ?
J'ai toujours eu envie de créer un lieu de vie autour de ma culture, mais à grande échelle, puisque ce lieu fait 1 100 m2. Dès 2016, nous nous sommes positionnés sur l'ancien Tati, mais nous avons dû refaire trois fois notre plan de financement, pour enfin signer en 2018. Nous avons investi près de 900 000 € en fonds propres, travaux compris.

Avez-vous rencontré des difficultés particulières durant l'année de chantier ?
Oui car au sous-sol, nous avons eu du mal à venir à bout d'une infiltration d'eau. C'est là que se trouvent aujourd'hui notre laboratoire de fabrication et nos locaux administratifs. Nous avons dû tout refaire du sol au plafond, mais nous étions prêts à ouvrir juste avant le confinement.

Pourquoi alors n'ouvrir que maintenant ?
Parce que les démarches de validation pour l'ouverture d'un lieu comme le nôtre sont longues à réaliser, surtout niveau sécurité. Nous avons eu le feu vert il y a seulement 10 jours.

Qu'est-ce que la crise sanitaire a changé dans votre projet ?
Au départ, nous voulions ouvrir avec 35 salariés, pour finir à une soixantaine à la fin de l'année. Nous jouons la carte de la prudence et en avons recruté 25. Au total, avec nos quatre adresses, nous avons désormais une cinquantaine de salariés.

L'année 2020 restera bien sûr inédite, mais quelles sont vos perspectives de chiffre d'affaires ?
Nous espérons fin 2021 faire 2M€.

A l'occasion de cette ouverture, vous lancez également votre propre marque, Papyrus Nour d'Egypte. Est-ce une création ou du sourcing de produits ?
Agnès Shabana : Je travaille avec un designer sur des produits originaux. J'en ai eu l'idée pendant les travaux. Nous avions acheté des bâches de tissu égyptien, un tissu très particulier, mais au final, nous ne l'avons pas intégré au projet. J'ai pensé en faire des accessoires. Nous avons déjà un cabas réversible, un tote bag et des pochettes. J'espère que ce tissu va rencontrer le même succès que le Wax ! L'avenir nous le dira… Quoiqu'il en soit nous sommes fiers, avec cette quatrième adresse, d'avoir créé le groupe Nour d'Egypte et de mettre en lumière cette culture.

Si vous deviez résumer l'esprit du Souk de Nour d'Egypte ?
Je dirai que cette grande maison du Levant et des mondes arabes racontera les histoires mêlées de l'Egypte, de la Méditerranée et du monde. Nous voulons à la fois faire rayonner la culture égyptienne à Marseille et en France, soutenir de nouvelles initiatives économiques, tout en valorisant l'artisanat, qu'il soit local, égyptien ou autre… Si la cuisine reste le cœur du concept, avec son salon de thé et son restaurant, nous allons y proposer toute une série d'événements, avec également la possibilité de privatiser le premier étage, notamment pour les mariages. Nous avons hâte que ce projet de longue haleine prenne vie !

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?