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Pour ses 90 ans, la Canebière se voit offrir un lifting culturel dominical mensuel

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Pour ses 90 ans, la Canebière se voit offrir un lifting culturel dominical mensuel
J. Ph. Pierrat - La Canebière va devenir festive et piétonne un dimanche par mois

Piétonisation, art et culture, y compris numérique, sont les principaux ingrédients des Dimanches de la Canebière. Pilotée par la mairie de secteur, l'opération vise à redorer l'image de l'emblématique artère marseillaise. Coup d'envoi le 29 janvier.

La Canebière tirée vers le haut : c’est l’ambition de la manifestation culturelle mensuelle dont les trois coups seront frappés ce dimanche 29 janvier. Baptisée « Les dimanches de la Canebière » et pilotée par la mairie des 1er et 7e arrondissements, celle-ci vise à ce que la fameuse Cane-Cane-Cane-Canebière chantée en son temps et qui fête cette année ses 90 ans d’existence*, « redevienne le lieu de la promenade familiale du dimanche », ainsi que le souhaite la maire LR du premier secteur, Sabine Bernasconi, par ailleurs vice-présidente du conseil départemental en charge de la culture.

Un événement participatif et inclusif

Ce rendez-vous culturel à la programmation variée aura ainsi lieu le dernier dimanche de chaque mois, sauf en été (juillet-août) et en décembre. Pour la première (lire encadré), ce sont pas moins d’une quarantaine d’animations qui seront proposées, de 10h à 17h (plus une prolongation musicale jusqu’à 22h dans une brasserie des Réformés), autour des lieux et bâtiments remarquables, qui ouvriront leurs portes comme le Palais de la Bourse et les deux facultés, et par les acteurs de cette partie emblématique du centre-ville. « Les opérateurs culturels, les théâtres notamment, nombreux dans le quartier (du Gymnase, des Bernardines, de l’Odéon, de l’Œuvre, Badaboum…), mais aussi le monde économique, l’université, les associations et les habitants eux-mêmes » participent en effet eux aussi à cette action dont Sabine Bernasconi a tenu à souligner également la dimension participative et inclusive.

Et ce n’est qu’une première étape, a encore promis l’élue en annonçant l’événement. Si les Dimanches de la Canebière comptent redorer le blason de la plus connue des rues marseillaises en réaffirmant dans un premier temps son identité historique et culturelle, ils ont aussi vocation « à préfigurer le centre-ville de demain attractif et apaisé » puisque le clou du dispositif réside dans la piétonnisation, le temps de cette manifestation, un dimanche par mois, de sa plus célèbre artère et véritable monument à elle seule. 

* Sous sa forme actuelle, réunion des trois ex-rues Canebière, Noailles et allées de Meilhan, soit 1000 m de long en tout de l’église des Réformés jusqu’au Vieux-Port, la célèbre artère phocéenne date de 1927. Ethymologiquement, la Canebière vient du provençal canebe, qui provient lui-même du latin cannabis, signifiant chanvre. Marseille a été en effet l'un des plus grands comptoirs de chanvre au monde pour la fabrication et le commerce des cordages de bateaux.

Bouquet inaugural

La girafe-bibliothèque Zarafa et son girafon du square Léon-Blum, en haut de la Canebière, près du kiosque à musique, devraient se sentir moins seuls ce dimanche 29 janvier, à l’occasion du premier en date des Dimanches de la Canebière. Pour le bouquet inaugural de ce feu d’artifice culturel organisé désormais chaque dernier dimanche du mois sur la célèbre artère phocéenne, débarrassée en la circonstance et en très grande partie de toute circulation automobile, c’est en effet un troupeau d’immenses girafes rouges de 8 m de haut qui, drivé par une diva, ouvrira les festivités par une grande parade déambulatoire, entre autres temps forts et pour ne citer que celui-ci. Découvrez l’ensemble de la programmation sur le site de la mairie du premier secteur, www.marseille1-7.fr ou, mieux, en vous rendant sur place !

Piétonnisation et financement

En ces diverses occasions, la Canebière sera piétonnisée de 9h30 à 17h30 à partir de la rue Albert 1er et jusqu’aux Réformés avec pour seul axe traversant le boulevard Dugommier. La mairie finance la manifestation à hauteur de 95 000 €, plus 100 000 € pour la sécuriser.




Jean-Philippe PIERRA
Journaliste

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