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Me Alexandra Boisramé à la tête de la FNUJA

le 22 juin 2017 - Propos recueillis par Martine DEBETTE - Professions

Me Alexandra Boisramé à la tête de la FNUJA
M. Debette - : Me Alexandra Boisramé est la nouvelle présidente de la Fédération nationale des unions des jeunes avocats (FNUJA).

Me Alexandra Boisramé, avocate au barreau d'Aix-en-Provence, est devenue la nouvelle présidente de la Fédération nationale des unions des jeunes avocats (FNUJA) lors du 74e congrès qui s'est tenu à Bastia. Une évolution logique pour celle qui, l'an dernier, avait été élue première vice-présidente de cette fédération.

Dès son entrée à la faculté de droit d’Aix-en-Provence, Alexandra Boisramé savait qu’elle voulait devenir avocate. Après une maîtrise de droit des affaires et un DEA* à l’Institut de droit des affaires (IDA), ses domaines de compétence sont essentiellement tournés vers le droit de la famille et des personnes, la responsabilité civile et la procédure civile. Elle est associée à Me Jean-Marie Jauffres, avocat honoraire à la retraite, ancien avoué près la Cour d’appel d’Aix-en-Provence et spécialisé en procédure d’appel. Elle a toujours revendiqué son engagement dans l’action syndicale avec un fort investissement pour faire avancer les choses. En 2011, elle était élue à la Caisse autonome des règlements pécuniaires des avocats (Carpa). En 2012, elle était à la tête de l’Union des jeunes avocats (UJA) d’Aix-en-Provence.

Les Nouvelles Publications : Quelles seront vos priorités ?
Me Alexandra Boisramé : Je ne souhaite pas révolutionner la FNUJA et la changer, elle est belle telle qu’elle est. J’ai conscience qu’en ce début de mandat à la présidence de la République de notre pays, nous devons être vigilants. Nous ne manquerons pas d’être présents et offensifs, si cela s’avère nécessaire, dans les intérêts de notre fédération et de notre profession. J’avoue que je suis inquiète pour l’avenir des jeunes avocats.

Quelles sont les raisons de cette inquiétude ?
Je suis inquiète pour les jeunes avocats et pour les étudiants en droit qui souhaitent intégrer notre profession. Quand prendra-t-on conscience que la formation initiale n’est plus adaptée aux besoins de notre profession ? J’ai prêté serment il y a près de douze ans et, malgré la réforme de la formation initiale, on y enseigne toujours de la même manière. Alors que notre profession a subi de profondes mutations. Il n’est pas normal de continuer à faire des commentaires d’arrêt dans les centres de formation. Il n’est pas normal de ne pas être formé aux règles de base de la comptabilité d’un cabinet. Il n’est pas normal de ne pas y enseigner les bases de la gestion d’un cabinet. Il n’est pas normal de ne donner aucune piste aux élèves avocats sur le pilotage de leur carrière. C’est dès la formation initiale que tout cela doit être abordé. L’élève avocat doit avoir un statut digne de ce nom.

Quel est votre lien avec le Conseil national des barreaux (CNB) ?
Le CNB va fêter ses 25 ans et la FNUJA est le syndicat le plus représenté au sein de cette institution depuis 25 ans. Nous allons cette année renouveler les élus au CNB et nous sommes donc en année de campagne. Nous sommes à la croisée des chemins : notre institution nationale risque de disparaître. Nous devons réagir et la faire évoluer. J’entends veiller tout au long de l’année à respecter l’héritage que les anciens présidents (de la FNUJA, NDLR) ont souhaité transmettre : celle de veiller à ce que cette institution fonctionne et fonctionne avec la présence des syndicats en son sein. Notre place est légitime et personne ne pourra le nier.

* Diplôme d’études approfondies.





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