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Le marché immobilier des Alpes tout schuss

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Le marché immobilier des Alpes tout schuss
D.R. - Investir à Combloux séduit toujours autant.

En septembre dernier, l'étude de DSF (Domaines skiables de France) révèle que la France a cédé cette année aux Etats-Unis sa place de « première destination mondiale de ski ». Néanmoins, elle reste la championne des destinations européennes, grâce notamment à ses tarifs plus bas que ceux pratiqués par ses voisins. Athena Advisers, un cabinet de conseil en investissement et de vente de biens immobiliers en France et à l'international, livre son analyse du marché immobilier des Alpes françaises.

« Après un maintien des prix dans les stations au moment de la crise en 2009 et jusqu’en 2012, le marché de l’immobilier dans les Alpes françaises a connu un vrai rebond ces trois dernières années, particulièrement en 2014 et en 2015 », souligne le service communication d’Athena Advisers. En effet, l’ensemble des stations a observé un retour en masse des acquéreurs, notamment internationaux, et enregistré un nombre de ventes record. Si la météorologie influe effectivement sur la fréquentation touristique, cette donnée est à relativiser car les stations de ski investissent régulièrement afin de diversifier leur offre pour rester attractives toute l’année et non plus seulement en hiver.

« Les investissements dans de nouvelles infrastructures, telles que des parcours de golf ou encore des aquacenters, comme à Châtel, Saint-Martin-de-Belleville ou encore Courchevel, deviennent donc monnaie courante. »

Des initiatives qui semblent porter leurs fruits comme en témoignent les chiffres de ventes qui ont enregistré une croissance d’environ 9 % entre janvier et août 2016. En 2015, les clients internationaux représentaient 21,80 % des investisseurs dans les Alpes, alors qu’ils ne représentaient que 15,63 % il y a deux ans. Une tendance favorable qui a de fortes chances de se poursuivre en 2017.

Quid des Britanniques ?

Ces dernières années, on note le retour des investisseurs étrangers, un état de fait qui trouve ses origines dans les conditions bancaires françaises très avantageuses. « Contrairement à d’autres pays, la France offre à la fois des taux fixes sur 20, 25 ou 30 ans, mais également des taux de prêts immobiliers historiquement bas actuellement inférieurs à 2 %. » Cependant, « tandis qu’avant le Brexit, la livre s’échangeait à 1,30 € voire 1,40 €, le taux de change actuel se rapproche de la parité avec une livre qui oscille entre 1,10 € et 1,12 €, se révélant alors de moins en moins favorable pour les Britanniques ». La récente annonce de l’échéance de sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne à fin mars 2017 est venue fragiliser encore davantage la livre sterling sur les marchés. Ainsi, s’ils ne s’étaient pas fait sentir dans les premiers temps, les effets du Brexit semblent s’accroître à mesure que l’échéance se rapproche. « Toutefois, la sortie de l’Union ne montre pas encore ses effets, seules 5 % des ventes dans les Alpes n’ont pas eu lieu », souligne le cabinet. Un phénomène à suivre de près, cette clientèle représentant 90 % de la clientèle internationale de ce marché de niche.

Perspectives

On peut néanmoins anticiper une baisse des investissements britanniques due au Brexit, en particulier pour les budgets autour de 500 000 €. Le marché des Alpes gardera cependant son dynamisme croissant grâce à l’augmentation du nombre d’investisseurs hollandais, belges, suisses, suédois, polonais et slaves que l’on observe actuellement. La hausse des prix de l’immobilier aux Pays-Bas, la proximité et les prix compétitifs de la France pour les Suisses, ou encore la meilleure qualité des domaines skiables français par rapport aux Scandinaves sont autant de facteurs favorisant l’attractivité des Alpes auprès des investisseurs étrangers. La France conserve donc à juste titre son statut de championne européenne.

Rester compétitif

La montée en gamme des stations reste un enjeu de taille pour qu’elles continuent d’être attractives ! Bénéficiant d’infrastructures de qualité et de beaux domaines skiables, les Alpes françaises cultivent leur attractivité auprès des touristes en multipliant les investissements : diversification des activités proposées, remontées mécaniques toujours plus performantes, ouverture d’hôtels 5 étoiles et de restaurants étoilés… A titre d’exemple, les stations de l’Alpe d’Huez et des Deux Alpes seront reliées d’ici 2021, afin de créer l’un des domaines skiables les plus grands du monde. Le coût total de cette liaison s’élève à plus de 60 M€, un investissement stratégique pour drainer davantage de visiteurs et séduire les investisseurs. Par ailleurs, pour répondre aux attentes d’une clientèle aisée, des rénovations importantes du parc immobilier et hôtelier des stations ont été réalisées. Ces dernières années, la qualité des programmes proposés, associée à un phénomène de rareté, permet ainsi au secteur de rester dynamique malgré des conjonctures économiques, françaises et étrangères, moroses.

Faire de l’investissement rentable

En parallèle à la démocratisation des sports d’hiver et de son accessibilité croissante, l’offre a bien évolué avec les années. Alors qu’un 2 pièces dans les années 1970/1980 pouvait occuper une surface de 20 à 25 m2, les appartements de ce type ont aujourd’hui une surface habitable de 35 à 45 m2, rendant la location plus confortable et donc, plus recherchée. Par ailleurs, si l’investissement en montagne est souvent dédié à une utilisation personnelle du bien, de plus en plus d’acquéreurs réalisent des investissements en visant à terme une certaine rentabilité locative. Ainsi, Charles-Antoine Sialelli, « Destination Adviser » d’Athena Advisers dans les Alpes françaises, rappelle :

« Il faut bien distinguer les acquisitions de résidences secondaires des investissements locatifs. Les biens à privilégier ne sont pas les mêmes selon le type d’investissement réalisé. En moyenne dans les Alpes, le budget des clients internationaux se situe entre 800 000 et 900 000 €, mais tout dépend véritablement de l’emplacement. Par ailleurs, les acquéreurs doivent adapter leurs critères de recherche selon qu’il s’agit d’un investissement "plaisir" ou d’un investissement locatif. »

Et de conclure : « L’année 2016 a été très satisfaisante du point de vue du nombre de ventes réalisées et de l’attractivité retrouvée de ces destinations, en dépit de conditions météorologiques parfois capricieuses et susceptibles d’effrayer les acquéreurs. L’année 2017 sera jalonnée de lancements de très beaux programmes immobiliers, ce qui laisse présager que la "love affair" de la clientèle internationale avec la France n’est pas prête de s’éteindre. »

Retrouvez dans notre numéro 9923 des Nouvelles Publications notre dossier consacré aux Alpes du sud (paurtion le 25/11/2016). 




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