Fermer la publicité

L'Ecole de la deuxième chance de Marseille prépare son second campus

le 17 mai 2017 - Frédéric DELMONTE - Organisations

L'Ecole de la deuxième chance de Marseille prépare son second campus
F. Delmonte - Jean-Louis Reiffers, président fondateur de l'E2C Marseille et Sonia Ciccione, la directrice générale.

L'Ecole de la deuxième chance de Marseille, la première ouverte en France, soufflera ses 20 bougies en 2018 et ouvrira l'année suivante un deuxième campus dans les quartiers Sud. Rencontre avec sa direction.

Ne plus laisser sur le bord du chemin de jeunes adultes sortis du système scolaire… C’est avec cette idée forte, qu’il y a 20 ans, Jean-Louis Reiffers a participé à la création de l’Ecole de la deuxième chance de Marseille, la première de France. Lors de son ouverture, le campus avait accueilli 15 inscrits. L’année dernière, ils étaient 850 à pousser les portes du 360 chemin de la Madrague-Ville, dans le 15ème arrondissement de Marseille. Et, en France, 15 000 ont suivi une formation dans une des E2C du réseau national. La graine plantée à Marseille a essaimé partout en France.

Vingt ans plus tard, donner une deuxième chance aux jeunes qui n’en ont toujours eu une première dans leur vie, reste plus que jamais d’actualité… « Nous enregistrons de trop nombreuses demandes sur Marseille de jeunes adultes sortis du système scolaire et qui entendent reprendre des études et se réinsérer dans la société », constate Jean-Louis Reiffers, président fondateur de l’E2C Marseille. Chaque année 4 000 jeunes quittent prématurément le système scolaire dans la cité phocéenne… Un stagiaire, qui passe entre 6 mois et 1 an dans l’établissement, coûte 5 900 euros. « Un jeune qui sort prématurément du système scolaire revient bien plus cher à la société », souligne Jean-Louis Reiffers.

Ouverture en 2019

« C’est pour cette raison que nous portons, avec l’aide de nos partenaires les collectivités locales, le projet d’un deuxième campus dans les quartiers Sud de la ville » explique le président. Il devrait voir le jour pour la rentrée 2019 sur le boulevard Romain Rolland, sur un « site mis à disposition par la ville de Marseille ». Le département prendra à sa charge la réhabilitation des bâtiments. L’Etat, la région et le Fonds social européen apporteront leur aide. La partie rénovation devrait coûter autour de 1,5 million d’euros et le fonctionnement de l’établissement 2 millions par an. Une vingtaine d’encadrants seront embauchés. Avec ce deuxième campus, l’E2C Marseille pourra accueillir, au total 1 400 stagiaires.

« Nous voulons qu’il soit complémentaire avec le premier site », développe Sonia Ciccione, la directrice générale. « Il accueillera des stagiaires du centre-ville qui ne veulent pas aller dans les quartiers Nord, mais aussi ceux qui viennent de la vallée de l’Huveaune et du Sud de la ville ». Une réflexion est entamée pour savoir quelles formations seront proposées. Le numérique devrait y tenir une bonne place.

En même temps qu’elle travaille sur le projet de deuxième campus, l’équipe de l’E2C Marseille prépare l’anniversaire de ses 20 ans et d’autres projets, notamment pour mieux répondre aux filières en tension. Un réseau social va aussi être lancé. Il permettra de mettre en contact les anciens et nouveaux élèves du dispositif. L’objectif reste de toujours mieux répondre aux attentes de ce public jeune et en rupture.

Un chantier qui n’effraie pas l’équipe de l’E2C Marseille. En 2015 plus de 53% de stagiaires accompagnés sont sortis avec un emploi ou une formation qualifiante.

Un appel aux entreprises

L’E2C Marseille travaille avec plus de 2 500 entreprises, essentiellement marseillaises, mais aussi installées dans l’ensemble des Bouches-du-Rhône. Ces PME et TPE, surtout, mais aussi de grands groupes s’engagent à prendre des stagiaires de l’établissement pour les former. Chaque année l’équipe pédagogique recherche de nouvelles entreprises. « Beaucoup de patrons ont compris qu’ils avaient un rôle à jouer et qu’il fallait nous aider à donner une deuxième change à ces jeunes », reconnaît Jean-Louis Reiffers. « Notre but est de faire rentrer ces stagiaires sur le marché du travail », ajoute-t-il. En plus d’accueillir des stagiaires, les entreprises peuvent devenir mécènes pour accompagner l’E2C sur certains projets.





Du même sujet


Les Nouvelles Publications

Hebdomadaire d’informations économiques et juridiques

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
Abonnement Les Nouvelles Publications› Abonnez-vous ‹

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide