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Jérôme Gavaudan : « La Conférence des bâtonniers prône une profession moderne »

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Jérôme Gavaudan : « La Conférence des bâtonniers prône une profession moderne »
F.Delmonte - Le bâtonier Gavaudan est avocat au barreau de Marseille.

Bâtonnier du barreau de Marseille de 2011 à 2012, Maître Jérôme Gavaudan a été élu président de la Conférence des bâtonniers, le 24 novembre 2017. Il succède à Yves Mahiu avec la volonté de s'inscrire dans la continuité et de défendre la profession et sa déontologie.

Les Nouvelles Publications : Quelles sont les grandes missions de la Conférence des bâtonniers ?
Jérôme Gavaudan : La Conférence, c'est l'institution dans laquelle se regroupent tous les bâtonniers en exercice : 162 barreaux, sauf Paris. Sa mission essentielle est de porter la voix des bâtonniers, des ordres et des conseils de l'ordre. Elle a une vocation de service aux ordres et aux bâtonniers, d'information, de formation, de veille déontologique, de communication spécifique de ce que sont les ordres au niveau national. Elle assure aussi une mission de représentation des valeurs de l'ordinalité, sans être en concurrence avec l'institution représentative de la profession qu'est le conseil national.

Quelles relations y a-t-il entre le Conseil national des barreaux et la Conférence des bâtonniers ?
Elle est complémentaire et pas concurrente du CNB, ni en vis-à-vis. Elle est à l'intérieur de par ses élus au sein du CNB. Il y a même un groupe réservé à l'ordinalité de 24 membres, au sein du CNB. C'est presque un quart du CNB. Pour moi, les choses sont claires. C'est pour cette raison que j'ai grand plaisir à animer cette institution, à la faire vivre.

Quelles sont vos priorités ?
Dans ce type de fonction, avec des mandats courts de deux ans, il faut rester modeste et à sa place. Pas de fausse modestie, mais de l'humilité. On s'inscrit dans la Conférence, comme dans le bâtonnat, c'est-à-dire dans ce qui a été fait et se fera. Ma priorité est de poursuivre l'amélioration des services donnés aux bâtonniers, comme la formation, de les aider dans leur communication externe, vis-à-vis des pouvoirs publics, et interne dans leur barreau. C'est l'amélioration de la profession. On peut continuer à s'améliorer. Je veux aussi les aider dans le combat de la sauvegarde de leur juridiction.

Comment voyez-vous le rôle d'un bâtonnier aujourd'hui ?
On s'aperçoit que sur le plan économique, le maillage territorial est nécessaire. L'existence d'ordres locaux, organisés autour d'un barreau, est essentiel pour le développement économique certain de la profession d'avocat. Dans une époque où on parle de dérégulation, de contestation de l'autorégulation de la profession par les ordres, on s'aperçoit à l'inverse qu'une profession réglementée est nécessaire. Les principes essentiels de la profession d'avocat s'organisent autour des ordres et autour du bâtonnier : le secret professionnel, l'indépendance, la gestion du conflit d'intérêt… Toutes ces choses, dont est garant le bâtonnier, sont des éléments de plus-value de la profession d'avocat. Donc nous nous insurgeons contre ceux qui pensent qu'un avocat vaut une legaltech et que pour faciliter les échanges économiques, les règles déontologiques devraient disparaître au profit du tout économique. La valeur ajoutée d'une profession qui reste moderne et attachée à ses principes, et donc aux ordres, est importante. La Conférence des bâtonniers prône une profession moderne. Elle n'est pas opposée aux évolutions et veut favoriser le numérique, la communication électronique.

Justement, dans votre fonction, il y a aussi un rôle « politique ». Comment l'envisagez-vous ?
Il y a effectivement un aspect plus politique. La conférence doit porter la voix des barreaux au sein du Conseil national et auprès des pouvoirs publics.

Retrouvez l'intégralité de cette interview dans le numéro 9982 des Nouvelles Publications (12/01/2018). Pour vous abonner, cliquez ici.

La Conférence des bâtonniers aime Marseille

Entre le barreau de Marseille et la Conférence des bâtonniers, la belle histoire se poursuit. En 2014, c'est un autre bâtonnier marseillais qui avait été élu à la tête de la Conférence des bâtonniers. Marc Bollet a présidé cette institution jusqu'en 2016.




Frédéric DELMONTE
Journaliste

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