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Ficorec : 30 ans de conseils aux entreprises et de développement

le 19 juillet 2017 - Propos recueillis par Frédéric DELMONTE - Actualité juridique

Ficorec : 30 ans de conseils aux entreprises et de développement
D.R. - Les 30 ans de Ficorec Crowe Horwath ont été célébrés au Pharo.

Le cabinet Ficorec Crowe Horwath a été créé en 1987 par Jean-Claude Capuono. En 2011, il a été rejoint par Matthieu son fils, qui en est le codirigeant. Ils sont associés avec Caroline Costa et Nina Bellanger. A l'occasion des 30 ans de leur cabinet, installé à Marseille, La Ciotat et Paris, interview croisée de deux dirigeants atypiques.

Les Nouvelles Publications : Pour vos 30 ans, vous conseillez le Chinois Quechen. C’est un beau cadeau. De quelle façon est née cette collaboration ?
Matthieu
Capuono
: Très simplement. Quechen a d’abord contacté un « big »* qui n’a pas répondu. Nous sommes engagés dans le territoire, présents et disponibles. Quechen connaissait un membre de notre réseau qui est international. Ils nous ont posé une question technique. Nous y avons répondu rapidement. Ils sont restés.

Comment a commencé l’histoire de Ficorec ?
M. C. : Dans des bureaux du Prado, pas très loin d’ici [l’entretien a eu lieu au siège de Ficorec sur le boulevard Michelet]. Mon père n’avait pas un parcours classique d’expert-comptable. Il a toujours eu aussi une dynamique de développement et une volonté d’être innovant. Il s’est développé dès le début, sur de l’accompagnement et du conseil stratégique. Il ne voulait pas faire que de la saisie. En 1989, Ficorec s’est installé sur Michelet et en 1995 à La Ciotat, pour accompagner le développement de la zone Athélia. Puis à Paris.
Jean-Claude Capuono : Dès le début, j’ai toujours essayé d’être en avance et de ne pas faire que du conseil. Je me suis également beaucoup engagé localement dans des instances économiques, comme Finances & conseil Méditerranée, entre autres, et d’autres, professionnelles, comme l’Ordre des experts-comptables.

Pourquoi rejoindre le réseau Constantin en 2001, puis Crowe Horwath en 2008 ?
M. C. : Etre dans un réseau professionnel permet de mutualiser les compétences et d’échanger avec des confrères, notamment à l’international avec Crowe Horwath. C’est aussi le meilleur moyen de progresser intellectuellement. Nous avons toujours porté beaucoup d’attention à cela. Au sein de Crowe Horwath, j’anime le comité des nouveaux associés. Il a pour mission de préparer les nouvelles générations à être membre du réseau. Nous réfléchissons également à la manière de développer l’envie de travailler ensemble au sein de ce réseau. Nous sommes membres de Crowe Horwath mais restons indépendants. Il y a une mutualisation des coûts généraux, mais nous restons indépendants sur les outils comptables.

En 2012, vous devenez cabinet pilote RSE (Responsabilité sociétale des entreprises). Dans votre communication, vous mettez en avant un certain nombre de valeurs humaines et d’engagements ou de mécénats locaux. Comment en êtes-vous arrivé là ?
J.-C. C : En 2012, il y a eu une volonté de sensibiliser les experts-comptables à la RSE. Une première expérience a été menée avec une dizaine de cabinets. Je m’en suis occupé pour l’ordre. Cela a bien marché et nous a donné des idées. Cela a remis en cause mon management un peu paternaliste, il faut bien le dire. Nous avons toujours fonctionné comme une famille au sein de Ficorec. Ce qui n’est plus forcément vrai avec les nouvelles générations, même si elles gardent un bon esprit et restent très professionnelles. Cette RSE nous a permis d’évoluer, y compris dans notre relation client.
M. C. : Nos collaborateurs sont, en quelque sorte, nos premiers clients. C’est pour cette raison que nous avons voulu développer, en interne, ces notions de RSE. Aujourd’hui, nous suivons plus de 600 clients. Le premier visage que voient nos clients est celui de nos collaborateurs. Il y a une relation de confiance qui se crée entre eux. Pour être performants, nous menons aussi une politique de formation en interne. Cela représente plusieurs jours par an. Aujourd’hui, nous avons une trentaine de collaborateurs dont un tiers est expert-comptable.

En 2013 vous signez le Pacte mondial de l’ONU (Organisation des Nations unies). Toujours dans cet état d’esprit ?
M. C. : Oui. Ce pacte s’appuie sur quatre piliers : la lutte contre le blanchiment d’argent, des normes de travail responsables, la prise en compte de l’environnement et les droits de l’homme. Chaque année, on doit remettre un rapport avec de nouveaux objectifs à réaliser. Par exemple, nous avons acheté des véhicules hybrides, nous avons aussi changé nos écrans d’ordinateurs et éclairages des bureaux pour des systèmes plus doux pour les yeux.

Deux ans plus tard, c’est la création du fonds de dotation Ficorec Actions Solidarité. Qu’est-ce que cela apporte au cabinet ?
J.-C. C : Les fonds de dotation restent orientés business ou nouveaux clients. Nous ne voulions pas ça. Dans la vie, quand on a reçu, redonner fait avancer. C’est notre philosophie.
M. C. : C’était une volonté de développer un fonds de dotation en lien avec notre politique de RSE. En 2014, il y a eu un appel des Restos du cœur. Les réserves étaient vides. A la lecture des bilans de nos clients, nous nous sommes aperçus que certains donnaient et d’autres non, car ils n’y pensaient pas ou étaient trop sollicités. Cela fait partie de notre rôle de conseil d’avoir l’oreille des chefs d’entreprise et d’évoquer avec eux des sujets auxquels nous croyons. Dans le même état d’esprit, nous allons aussi proposer à nos clients l’arrondissement des honoraires. Ils auront l’opportunité de faire une dotation complémentaire.

Qu’apporte cet engagement au cabinet ?
M. C. : Cela ne nous amène pas de nouveaux clients, mais crée une relation différente et plus forte avec ceux que nous accompagnons.
J.-C. C : Il y a une confiance supplémentaire qui se crée. Mais c’est vrai qu’avec ce fonds, notre cabinet est atypique. Nous avons permis de servir 10 000 repas en 2016 et d’apporter une tonne de vêtements pour les enfants dans les hôpitaux à Noël. Nous sommes aussi engagés dans le handisport.

On parle de RSE et des Restos du cœur, mais vous êtes avant tout un cabinet d’expertise comptable, de conseil et d’accompagnement des entreprises. Aujourd’hui, qu’est-ce qui fait votre force ?
M. C. : Un esprit particulier qui s’appuie sur une relation très forte entre nos clients et collaborateurs. Ce qui permet de bien connaître les attentes de nos clients et d’être très réactifs. En 30 ans, avec les engagements de mon père notamment, nous nous sommes positionnés comme un cabinet à valeur ajoutée, très ancré sur son territoire. Nous proposons aussi à nos clients le bon conseil au bon moment, apporté par de bons professionnels.
J.-C. C : Nous avons gardé des clients très longtemps, parce que nous avons une équipe qui sait répondre à leurs attentes et qui a créé une relation de confiance. Notre force est de donner les moyens à nos collaborateurs d’avoir un degré élevé d’autonomie et de technicité pour apporter un premier conseil fiable et rapide. Ensuite, l’information circule dans nos équipes et nous sommes au courant des besoins de nos clients. Dans notre activité de conseil stratégique, avoir une grande relation de confiance est une force.
M. C. : Aujourd’hui, le caractère international de notre réseau et de notre cabinet constitue une force. Nos clients sont aussi chinois, américains, anglais… Ils peuvent échanger dans le cabinet avec des salariés qui parlent plusieurs langues.

Tout à l’heure, vous parliez d’être en avance et d’innover. Où en êtes-vous dans le numérique ?
M. C. : En 2016, nous avons été le premier cabinet en France à signer avec une start-up pour développer un outil numérique de gestion de notes de frais. Nous proposons aussi, en partenariat avec une entreprise parisienne, un CE** numérique très performant.

* Cabinet de conseil de taille importante.
** Comité d’entreprise.



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